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Le rendez-vous ciné

3 bonnes raisons d'aller voir Joker, « le film de l'année »

Publié par
Eva Y.
, le .
Mis à jour le .
Temps de lecture : ~ 2 min
3 bonnes raisons d'aller voir Joker, « le film de l'année »

Le film à ne pas manquer !

C'est LE film dont tout le monde parle. Et pour cause, Joker, le personnage culte de la pop culture, revient au cinéma (ce mercredi 9 octobre en France). Mais cette fois, le film de super-héros abandonne les clichés du genre au profit d'une réalisation plus sombre, plus crue, plus juste. Aux manettes, on retrouve Todd Phillips (Very Bad Trip, War Dogs), un choix assez étonnant mais qui a convaincu les plus septiques. L'autre excellent du choix du film produit par Warner Bros et DC Comics, c'est bien sûr Joaquin Phoenix, remarquable dans la peau du Joker, éclipsant presque les performances de Heath Ledger dans The Dark Knight de Christopher Nolan et Jack Nicholson dans Batman de Tim Burton, sûrement celle de Jared Leto dans Suicide Squad de David Ayer.

Un portrait plus sombre et plus profond

Plus que le Joker, c'est la personnalité d'Arthur Fleck, l'homme derrière le masque, qui occupe une grande partie de l'intrigue, bien que les deux identités soient évidemment intimement liées. Atteint de troubles du comportement, il est l'incarnation du paria. Reclus de la vie New Yorkaise, enterré dans un appartement miteux qu'il occupe avec sa mère malade, comédien raté, employé dans une entreprise pour laquelle il donne de tristes prestations dans la rue ou dans des hôpitaux, victime de violence gratuite et de lynchage médiatique, il sombre peu à peu dans une folie meurtrière, sous les traits d'un clown machiavélique assoiffé de vengeance.

Les origines du Joker

Exit effets spéciaux et scénario manichéen, la version proposée par Todd Phillips dresse un portrait plus sombre, plus tortueux... et forcément plus polémique du Joker, certains craignant que l'anti-héros grimé en clown, rejeton d'une société américaine capitaliste, nourri par la violence, la bêtise et la brutalité de cette même société, n'en devienne sympathique. Il faut dire que le tableau esquissé par le réalisateur, sans forcé l'empathie du spectateur, reste toute en nuance. Loin de la trame classique du paria qui prend sa revanche sur ses tortionnaires en deux temps trois mouvements, la longue et lente descente aux enfers du personnage est parfaitement menée. Une prouesse que l'on doit également au jeu incroyable de Joaquin Phoenix, juste, touchant et mesuré. Une prestation qui mériterait une nomination aux Oscars !

« Le film de l'année ? »

Même si une partie de la critique a pointé du doigt la violence du film, mais aussi sa narration (surtout dans un contexte où la folie vengeresse sert souvent « d'excuse » aux auteurs d'attaques meurtrières aux Etats-Unis), Joker semble avoir globalement séduit spécialistes et spectateurs. Au box-office Outre-Atlantique, le film s'est propulsé en tête dès ce week-end, affichant plus de 90 millions de dollars de recettes. Récompensé par le Lion d'or à la Mostra de Venise en septembre dernier (une première pour un film de super-héros), le long-métrage de Todd Phillips a également emballé la critique qui n'hésite pas à affirmer qu'il s'agit du « film de l'année ». Oui, rien que ça !

Joaquin Phoenix magistral dans le rôle du Joker
Crédit : Warner

Alors, on court le voir au cinéma ?

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