#6novembre15H35, le hashtag qui dénonce les écarts de salaire dont souffrent les femmes en France

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Arrêtez de travailler, vous n'êtes plus payées. 

On le sait toutes, la route de l'égalité est longue et laborieuse. Elle est pavée de petites injustices qui sont des freins à ce qui devrait être la chose la plus naturelle au monde: l'équité entre les hommes et les femmes. Même si certaines choses avancent, si les langues commencent à se délier depuis l'avènement de l'ère #Metoo, il y a des domaines qui restent à la traine, notamment celui des salaires. Le 3 novembre s'est tenue la journée européenne de l'égalité salariale, car c'est à partir de ce jour, selon les chiffres d'Eurostat sur les inégalités de salaire, que les Européennes commenceraient à travailler "gratuitement" en 2018. Pour les Françaises, ces petites chanceuses qui profitent de trois jours de rab, cela débuterait le 6 novembre à très précisément 15H35. 

A travail égal, dans la même catégorie d'âge et pour un contrat similaire, il y aurait un écart de 9%entre la paye d'un homme et d'une femme. Selon les chiffres d'Eurostat, la différence de salaire au niveau du taux horaire serait de 15,2%. Encore plus édifiant, les dernières données de l'INSEE datant de 2015, démontrent qu'en moyenne, tous postes confondus, les femmes gagneraient 24 360€/an contre 29 530€ pour les hommes. Il est triste d'être encore confronté à cette misogynie masquée en 2018. Déjà que selon les chiffres nous jouissons moins facilement, laissez nous au moins gagner autant (si ce n'est plus) d'argent que les hommes ! Selon une étude menée par Women’s Politicy Research, une femme noire américaine (ok pas Beyonce) gagnerait 38% moins qu'un homme blanc et 21% de moins qu'une femme blanche. Et oui, à notre époque, le sexe et/ou la couleur de peau sont encore des critères qui pèsent sur notre fiche de paye. Alarmant !

Il ne faut pas hésiter à se mobiliser (en signant la pétition des Glorieuses) contre ces inégalités qui gangrènent nos sociétés et surtout encore moins hésiter à démissionner si le job que l'on fait ne nous fait pas rêver. On ne va pas être pauvre, soumise et s'emmerder non plus !

Espérons que dans quelques années, pour les petites filles des prochaines générations cela paraisse insensé que leurs mères et grand-mères n'aient pas pu toucher le même salaire qu'un homme sous prétexte qu'elles étaient femmes. Au même titre que cela nous paraît aberrant de penser que nos grand-mères devaient demander l'autorisation à leurs maris pour signer un chèque et qu'elles sont nées à une époque où les femmes n'avaient pas le droit de voter. C'est en avançant à petits pas, lutte après lutte, que nous arriverons à dégager la voie vers l'égalité. Courage!

Source : shoko.fr - Crédit : unsplash Avatar of user Katherine Hanlon Katherine Hanlon @tinymountain Katherine Hanlon