Alléluia, l'Etat va enfin distribuer des protections hygiéniques gratuites aux femmes précaires

par

Il était temps ! 

Comme le constatait amèrement la journaliste Fiona Schmidt, « être équipée d'un utérus coûte cher ». Comptez l'achat des protections hygiéniques chaque mois, les consultations chez le médecin, la prise d'antidouleurs mais aussi le rachat de lingerie et de draps et vous obtenez une somme ahurissante déboursée par chaque femme au cours de sa vie. Des sommes que beaucoup de femmes en situation de précarité ne peuvent malheureusement pas sortir. Selon l'association Règles élémentaires, elles seraient 1,7 million en France.

C'est pourquoi le gouvernement a annoncé mercredi dernier distribuer, à titre expérimental, des protections périodiques gratuites aux femmes sans domicile. Plusieurs distributeurs de serviettes, tampons et cups seront installés dans plusieurs lieux publics, machines auxquelles les femmes qui n'ont pas les moyens d'y avoir accès pourront se servir grâce à des cartes prépayées et ce, dès 2020.

Si le gouvernement s'attaque donc (enfin !) au problème de la précarité menstruelle, la honte et le tabou liés aux règles mais aussi le manque d'information sur le sujet ont également été soulevés dans un récent rapport publié mardi dernier. Celui-ci vise en particulier les industriels de protections hygiéniques qui ne communiquent pas de façon assez claire sur leurs produits, notamment sur les risques de choc toxique que nous encourons.

Source : Shoko - Crédit : Pixabay