Apparemment, faire l'amour pourrait retarder la ménopause si on le fait souvent

par

Raison de plus de s'adonner régulièrement aux joies du sexe. 

Si l'on galère une bonne partie de notre vie avec nos règles, ce qui attend la vie d'une femme autour de la quarantaine n'a clairement rien à voir : bouffées de chaleur, fatigue, perte de cheveux, sécheresse vaginale, la ménopause sonne souvent comme un doux cauchemar pour la plupart des femmes qui sont nombreuses à appréhender son arrivée. Si celle-ci est inévitable, il semblerait qu'il existe un moyen de la retarder. Inutile de courir à la pharmacie ou de commencer à économiser pour investir dans ce produit miracle, il suffit de t'adonner régulièrement aux joies du sexe. Eh oui, m'dame !

via GIPHY

C'est du moins la théorie avancée par les autrices d'une étude publiée dans la revue Royal Society Open Science. En s'appuyant sur les données d'une méga-étude américaine sur la ménopause - qui comprenait des informations sur les changements à la fois biologiques et psychologiques qui surviennent dans la vie des femmes à cette période -, les chercheuses ont mené une vaste enquête auprès de 2936 femmes américaines âgées de 42 à 52 ans pendant 10 ans. Parmi les participantes, aucune d'entre elle n'était encore ménopausée au début de l'enquête, mais plus de la moitié étaient en phase de préménopause et certaines d'entre elles présentaient les premiers symptômes. Elles ont en moyenne été ménopausées à 52 ans, à l'issue de l'enquête.

Une activité sexuel hebdomadaire réduire de 28% le moment de la ménopause

Après les avoir interrogées sur la fréquence de leurs activités sexuelles (préliminaires, sexe oral, coït, masturbation), les chercheuses ont pu remarquer qu'une activité sexuelle au moins une fois par semaine permettait de réduire de 28% le moment de la ménopause. Pourquoi ? Car selon elles, privé de sexe à l'approche des 40 ans, le corps d'une femme ne recevrait pas les signaux physiques d'une éventuelle grossesse et se préparerait donc à optimiser sa forme physique dans la prise en charge de sa famille plutôt que dans l'ovulation.

« Les résultats de notre étude suggèrent que si une femme n'a pas de relations sexuelles et qu'il n'y a aucune chance de grossesse, le corps 'choisit' de ne pas s'investir dans l'ovulation, car ce serait inutile' explique Megan Arnot, auteure principale de l'étude. Il pourrait y avoir un 'compromis énergétique biologique' entre investir de l'énergie dans l'ovulation et s'engager ailleurs comme rester active en s'occupant de ses petits-enfants ».

L'hypothèse de la grand-mère

En effet, les résultats de cette étude attestent l'hypothèse de la grand-mère, une théorie qui soutient l'idée que la ménopause - rare chez les animaux - serait arrivée au cours de l'évolution de l'humanité afin de permettre aux femmes plus âgées de s'occuper de leurs petits-enfants mais aussi « pour réduire les conflits reproductifs entre différentes générations ».

Contrairement aux conclusions d'anciennes études qui arguaient l'idée que les femmes mariées étaient ménopausées plus tard que celles non mariées grâce à l'exposition des phéromones mâles qui jouerait donc sur leur fécondité, ces récents travaux mettent plutôt en lien ménopause et activité sexuelle, sans oublier l'hygiène de vie, qui peut un facteur déterminant (notamment le fait de fumer ou pas). « Bien entendu, la ménopause est inévitable pour les femmes et aucune intervention comportementale n'empêchera la cessation de la fertilité; quoi qu'il en soit, ces résultats sont une première indication que le moment de la ménopause est capable de s'adapter en réaction au comportement sexuel » concluent-elles.

via GIPHY

Bref, tu sais ce qu'il te reste à faire pour retarder le moment fatidique (si tel est ton souhait of course !).

Source : Shoko - Crédit : Netflix