Atomic Blonde, le film avec Charlize Theron en espionne badass, vaut-il le coup ?

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Atomic Blonde débarque cette semaine dans les salles obscures françaises. Alors, le film d'espion leadé par Charlize Theron vaut-il vraiment le coup ?

Depuis Mad Max : Fury Road, Charlize Theron a prouvé qu'elle n'était pas qu'une jolie blonde à la beauté froide et envoûtante. Tout comme les bijoux qu'elle envoie valdinguer dans la pub de Dior, elle a réussi à se faire une place de choix parmi les actrices qui pèsent à Hollywood. Comme une certaine Scarlett Johansson (à qui l'on ne cesse de la comparer), Charlize Theron a prouvé qu'elle maîtrisait tout un panel de genres, notamment le cinéma d'action. Et c'est dans ce dernier qu'on la retrouve cette semaine, grimée en espionne sexy et impitoyable dans le premier film de David Leitch, Atomic Blonde. Une vraie frappe atomique.

Le pitch

Après avoir co-réalisé John Wick, David Leitch n'a pas hésité à racler les fonds de tiroir pour son premier film. Fin des années 80, guerre froide, espions : on ne peut pas dire que le cadre d'Atomic Blonde soit d'une grande originalité mais qu'importe, on comprend vite que le scénario a été relégué au second plan (pour ne pas dire au troisième). Nous voilà donc parachutés en 89, à la veille de la chute du Mur, dans un Berlin-Est aussi bouillant que glacial. Lorraine Broughton, agent secret britannique qui travaille pour Sa Majesté, y est envoyée pour mettre la main sur un document confidentiel de la plus haute importance (où sont répertoriés une liste d'espions). Parallèlement, la jolie blonde est sommée de démasquer un intrus qui a réussi à infiltrer les services secrets britanniques. Pour l'épauler, Lorraine doit collaborer avec un certain David Percival, qui ne lui inspire pas franchement confiance.

Charlize Theron, la classe badass

Bon, soyons franches : 80% de l'intérêt du film repose sur ses épaules. En espionne badass, Charlize Theron est ultra crédible ! Avec sa classe naturelle et sa froideur légendaire, l'actrice enchaîne cascades, uppercuts et coups de pieds avec une maîtrise qui force l'admiration. Il faut dire qu'elle a été à bonne école, coachée par pas moins de huit professionnels, sans compter David Leitch, le réal, (et accessoirement ancien cascadeur) qui a notamment doublé Brad Pitt dans Fight Club, Ocean's Eleven et Mr et Mrs Smith. Le monsieur en a donc sous le capot et c'est avec rythme qu'il chorégraphie les scènes d'action, véritable atout du film.

Un esthétique savamment travaillé

Adapté du roman graphique d'Anthony Johnson, The Coldest City, l'atmosphère froide, subversive, pesante de Berlin dans les années 80 y est bien retranscrite. Que ce soit à travers les néons bleus et roses qui viennent habiller les blockhaus berlinois ou la BO du film (de New Order à Bowie en passant par les Cure et Depeche Mode) : l'esthétique d'Atomic Blonde est travaillée ! Un cadre léché qui contraste, par ailleurs, avec l'héroïne du film qui, pour une fois, ne se contente pas d'être sexy en fracassant la gueule de ses ennemis en talons et porte-jarretelles. La mine fatiguée et marquée de cocards, Charlize Theron fout également un coup au machisme qui a longtemps régné dans le cinéma d'action. Et rien que pour ça, il faut aller voir Atomic Blonde avec Charlize Theron, James McAvoy et Sofia Boutella le 16 août prochain !

Crédit : Universal Pictures , Atomic Blonde, Universal Pictures International France