Barbie en couverture de Sports Illustrated, la polémique

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Le magazine américain Sports Illustrated sort son numéro spécial maillots de bains 2014, avec la célèbre Barbie en couverture. S'agit-il là d'un simple coup marketing ou d'un coup de buzz pour parler d'un problème de fond ?

Comme chaque année, le magazine de sport américain Sports Illustrated sort un numéro spécial maillots de bains, dans lequel on retrouve de nombreux mannequins en petite tenue. Après Tyra Banks, Kate Upton ou encore Emily Ratajkowski, Sports Illustrated a décidé que Barbie serait sa cover-girl pour 2014. Barbie a longtemps représenté un idéal de beauté à travers le monde, et on le constate notamment avec l'engouement qu'elle provoque chez les accros de la chirurgie esthétique. Mais voilà, depuis plusieurs semaines Barbie tente de se racheter une conduite. Elle qui avait été tant de fois jugée pour ses mensurations irréelles et la vision trop parfaite qu'elle dégageait, Barbie devenait ronde avec Plus Size Modeling, qui lui rajoutait un double-menton et des kilos sur les hanches, et retirait son maquillage de princesse pour apparaître blafarde et fatiguée dans sa version sans maquillage. Le monde de la mode et les journalistes s'indignent donc de la retrouver en couverture d'un célèbre magazine, jugeant la couverture dégradante pour la femme, offrant au lectorat masculin de Sports Illustrated une poupée en plastique pour se rincer l'oeil. La couverture de Barbie a donc provoqué un tollé, un coup de buzz qui a priori ne pourrait que placer Barbie dans un situation délicate. Et pourtant.

Barbie en couverture de Sports Illustrated, la polémique - photo
Barbie en couverture de Sports Illustrated, la polémique - photo
Barbie en couverture de Sports Illustrated, la polémique - photo

Car si mettre notre bonne vieille Barbie (presque 55 ans !) en couverture de Sports Illustrated était un pari casse-gueule, il s'est avéré excellent pour les finances de Mattel, la société qui la produit, puisque la Barbie en maillot de bain s'arrache aux Etats-Unis et finit même sur eBay à des prix parfois triplés. La Barbie, pensée par le magazine sportif et Mattel, n'est donc pas n'importe quelle Barbie, surtout pas une Barbie aux vraies mensurations. Sa vente et son succès ne pourront que ravir Mattel et Sports Illustrated, qui, malgré un bad buzz énorme, auront réussi le pari de faire parler d'eux. Et de s'en mettre plein les poches.

Source : rtl.fr / nytimes.com