Buzz Mode : Instagram ou la clé du succès des mannequins selon une étude de l'université de l'Indiana

par
Kendall et Cara les reines d'Instagram

Instagram serait-il lié au succès d’aujourd’hui ? C’est en tout cas ce que tente de prouver l’université de l’Indiana avec son étude mettant en corrélation mannequins à succès et Instagram. Kendall Jenner, Cara Delevingne ou encore Adriana Lima ne vous diront pas le contraire. Éléments de réponse et analyses à suivre

Dis-moi combien de followers tu as et je te dirais si tu défileras à la Fashion Week. À défaut d'avoir un bras bionique, avoir une base de followers pourra vous aider pour défiler à la Fashion Week. C’est une bien drôle d’étude que nous a fournit l’Université de l'Indiana (IU.) Les chercheurs de l’université à grande renommée se sont penchés sur un problème d’envergure à savoir : comment prédire le succès des mannequins de demain. Une étude qui tombe à point nommé alors que la Fashion Week de New York printemps-été 2016 débute ce 10 septembre 2015. Une équation d’une exactitude troublante croisant l’activité sur Instagram et les mensurations des mannequins. L’étude de l’Indiana University qui prédit le succès des mannequins s’est focalisée sur les new faces (les nouveaux visages) de la saison printemps-été 2015 soit 431 profiles (via le site Fashion Model Directory.) L’étude présentée par Jaehyuk Park, Giovanni Luca Ciampaglia et Emilio Ferrara débute avec l’affirmation suivante : « Alors que les nouveaux visages sont choisis selon des critères esthétiques stricts (souvent remis en cause), les prédictions en la matière sont a priori rendues difficiles par les flux d’informations et autres mécanismes de tendances. Toutefois, l’usage en hausse des réseaux sociaux au sein de l’industrie pourrait bien avoir affecté le schéma classique »

Lorsque l’on rentre dans le corps de l’étude, on se rend compte que quelques idées reçues ne sont pas véridiques et d’autres eh bien le sont. certains critères restent indéniablement nécessaires pour oser espérer percer lors de la Fashion Week comme la taille avec une moyenne de 1,77cm. Étrangement, la largeur de la taille n’affecte en rien les chances d’un mannequin de défiler pour un grand créateur tandis que des hanches plus larges ou des pieds plus grands que la moyenne (des mannequins) affecteront les chances. Aussi, être signé chez une grande agence (IMG, Next, Elite pour ne citer qu’elles) multiplie par 10 les chances de participer à la Fashion Week. Là où l’étude de l’université de l’Indiana prend un tournant intéressant c’est lorsqu’elle met en corrélation le succès d’un mannequin et son utilisation d’Instagram. Des 431 profiles étudiés de base les 253 utilisant Instagram avaient déjà plus de succès que ceux ne disposant d’un compte. Une activité intense sur Instagram augmenterait de 15% les chances de défiler à la Fashion Week mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, un max de likes ne serait pas gage de plein emploi bien au contraire et aurait tendance à amoindrir les chances.

Après analyse du contenu Instagram (à trois mois de la Fashion Week), les résultats sont sans appel, la meilleure équation du succès pour un mannequin d’aujourd’hui reste : Corps aux bonnes mensurations + Être représenté par une top agence + Être actif sur Instagram. Des résultats guère surprenants lorsque l’on sait que les agences de mannequin font désormais leur scouting (repérage) via les plateformes digitales. Un système dont tout le monde tire profit puisque les mannequins seront désormais sollicités après examen du nombre de leurs followers. D’où l’impression de succès instantané de certains mannequins devenus star à mesure que leur cote de popularité et nombre de followers augmentaient. Cara Delevingne, Kendall Jenner et Elsa Hosk (récemment promue Ange Victoria’s Secret) pour ne citer qu’elles doivent leur succès par l’aspect viral de leurs publications. Toutes trois sont suivies par des millions de personnes sur Instagram, Vine et Facebook et Kendall détient même le record de la photo la plus likée de l’histoire d’Instagram avec 3 millions de likes à ce jour.

Les mannequins masculins ne sont pas en reste. Le dernier it-boy se prénomme Lucky Blue Smith, un nom de star-né pour ainsi dire. À à peine 17 ans, le blondinet à la peau diaphane et au regard glacé a déjà fait fondre plus d’un million de followers, majoritairement des minettes. Avec sa moue boudeuse et sa famille ultra photogénique, le mannequin est dans tous les esprits, magazines et publicités. L’industrie de la mode en pleine mouvance et digitalisation a flairé le filon et compose désormais avec les outils modernes. Les mannequins font leur auto-promotion à coup de selfies et memes tandis que les créateurs font leur communication smartphone en main n’hésitant pas à dévoiler leurs campagnes sur Instagram. Des opérations de communication à moindres coûts et instantanés. L’étude de l’université de l’Indiana avec son étude sur le succès des mannequins confirme les hypothèses qui circulent dans la fashionsphère depuis quelques saisons. Reste à définir grâce à cet algorithme quelles seront les new faces de la Fashion Week de New York printemps-été 2016. L'étude complète est à retrouver sur le site de l'Université de l'Indiana.

Source : http://news.indiana.edu/ - Crédit : victoria's secret, FameFly Picture, ocanada, WWD, Instagram, Garage Mag, Stylebistro, Getty Images, , VOGUE