Ces expressions sur les femmes sont à bannir une bonne fois pour toutes !

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Il serait temps de faire un peu évoluer les choses. 

Les expressions misogynes, c'est comme les cons, il y en a toujours trop. On a toutes déjà entendu ces petites phrases pré-construites, qui sont censées faire rire, alors qu'en réalité elles son juste lourdes. Comme les couplets réchauffés que l'on nous ressert lorsque l'on vient se de séparer, ou les poncifs rébarbatifs que l'on nous rabâche à l'approche de la trentaine, il faut cesser les dictons bidons concernant les femmes. Voilà une petite sélection des plus connues et une explication pour prouver à quel point ils n'ont aucun sens.

Femme à lunettes, femme à kékette

Le vieux fantasme de la secrétaire coquine qui, derrière ses lunettes, a ses yeux qui crient braguette, est comment dire... dépassé. Une femme qui porte des lunettes n'a rien d'une allumeuse, rien d'une nymphomane, mais a seulement des problèmes de vue. Les blagues graveleuses autour de cet accessoire ophtalmologique sont donc à prescrire. Disons plutôt femmes à lunettes, femmes coquettes, ou femmes à fort intellect... C'est plus classe quand même.

Femme qui rit, à moitié dans ton lit

C'est malheureusement ce que beaucoup d'hommes croient. Ce serait plus juste de dire, femme qui est dans ton lit, c'est parce qu'elle en a envie. C'est bien évidemment fort plaisant de rire. L'humour est une qualité non négligeable, mais c'est, on pourrait dire, une condition nécessaire, mais pas suffisante. Il faut plus que quelques blagounettes pour faire succomber une femme. 

Il faut souffrir pour être belle

Depuis que nous sommes toutes petites on nous rabâche cette expression. C'est aussi ce que l'on se répète quand on est à quatre pattes chez l'esthéticienne en train de se faire épiler le SIF. Mais heureusement, de plus en plus d'instagrameuses ont pour vocation de nous décomplexer. On peut être belle au naturel, sans forcément avoir un maillot épilé au poil près ou devoir s'affamer avec des régimes drastiques pour rentrer dans un 36. Le lâcher-prise est la nouvelle tendance beauté et elle nous fait le plus grand bien.

C'est des histoires de bonnes femmes ça !

Normalement, ce genre de phrase sort de la bouche d'un gros macho, qui pense que tout ce qui est d'ordre ménager est génétiquement réservé aux femmes. Pour lui, ménage, repassage ou encore choses romantiques, se conjugue forcément au féminin. Après des années de charge mentale accumulées, les représentantes du sexe féminin commencent à en avoir marre. Il n'y a aucun sujet qui est seulement cantonné aux femmes. Elles sont multiples et plurielles. Certaines adorent les ragots (tout comme les hommes), alors que d'autres s'en moquent, d'autres aiment les fringues et d'autres n'y prêtent pas beaucoup d'attention. Il faut arrêter de vouloir enfermer des gens dans des cases. Certains mecs détestent le foot et adorent les rom-com et il n'y a rien d'honteux à ça, c'est simplement la diversité. 

T'as tes règles ou quoi ? 

Qu'est-ce qu'elle est insupportable cette expression ! Comme si la seule raison pour qu'une femme s'énerve, c'est qu'elle soit tourmentée par ses hormones. Alors oui, il est vrai que nous pouvons être plus sensibles ou susceptibles quand nous avons nos menstruations, mais si nous nous énervons ce n'est sûrement pas lié qu'à ça. Réfléchissez-y un peu messieurs et vous verrez que votre comportement y est forcément aussi un peu pour quelque chose. On en a plein le tampon de votre culpabilisation à 2 ronds. 

C'est un comportement de femmelette !

Si les choses étaient analysées correctement, cette punchline devrait être synonyme d'un comportement teinté de courage et de force. Car, amis masculins, ayez vos règles, faites-vous épiler, enfantez, brisez les idées reçues et les plafonds de verre, confrontez-vous à la misogynie ordinaire et vous verrez ce que c'est d'être une femme au quotidien.  Je peux vous dire que ce n'est pas de la gnognote. 

Avec ou sans lunette, rigolant ou pas, en plein cycle menstruel ou non, parlant de politique ou de chiffon, depuis trop longtemps on a voulu nous faire croire que nous étions "le sexe faible" et on s'est permis de nous mépriser avec des expressions débiles. Mais rappelons-nous que nous sommes toutes fortes et extraordinaires, avec nos faiblesses et nos défauts.  

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Source : shoko.fr - Crédit : unsplash,A L L E F . V I N I C I U S Δ