Ces hashtags ont encouragé le body positivisme cette année et nous ont rendues encore plus belles

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Quand 2018 a mis à mal les diktats de beauté. 

Pilosité assumée, cellulite sublimée, poitrine dévoilée, cette année, les femmes se sont montrées sous toutes les coutures sur la toile, encouragées par des hashtags fédérateurs et libérateurs. Grâce à ces mouvements viraux, elles sont des milliers à combattre le body-shaming en faisant de leurs défauts, une force. Plus que jamais, elles se sont mobilisées pour combattre les diktats de beauté en mettant à l'honneur le body-positivisme. Elles ont photographié leurs courbes toutes en rondeurs, leurs nez imparfaits ou encore leurs corps nus mais non sexualisés, bref, elles nous ont rendues encore plus belles. Retour sur ces hashtags qui nous ont fait du bien cette année. 

#Hairylegclub

Si les poils se dévoilent peu à peu au grand jour, laissant l'idée qu'ils n'appartiennent qu'aux hommes, le combat est loin d'être gagné pour autant. Sales, marginales, anti-sexy, voilà les remarques auxquelles sont confrontées quotidiennement les femmes qui ont décidé d'arrêter de s'épiler. Pour partager leurs expériences et s'entraider, une plateforme Tumblr dédiée aux femmes poilues a vu le jour, baptisée "Hairy leg club". Un nom transformé en hashtag qui n'a pas tardé à devenir viral sur Instagram, incitant les femmes à assumer leur pilosité et à ne pas subir la pression exercée, surtout à l'approche des beaux jours. 

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Highlow not to be confused with hello but that too

Une publication partagée par Leandra (Medine) Cohen (@leandramcohen) le

#Saggyboobsmatter

Lancé par la Youtubeuse anglaise de 23 ans, Chidera Eggerue, le hashtag #saggyboobsmatter ("les seins qui tombent comptent" en français) a pour but de célébrer les seins dans toutes leurs diversités. Tellement complexée par sa forte poitrine que l'on tendance à comparer à "des gants de toilette", la jeune femme a pensé à la chirurgie esthétique, afin de correspondre aux canons de beauté qui vénèrent les seins ronds, bombés et plantureux. "Tous les seins sont magnifiques, et les seins flasques ne font pas exception. Les hommes sont conditionnés pour ne voir les femmes que comme des vagins qui, parfois, pensent. Le corps des femmes est donc disséqué et critiqué comme si nous n'existions que pour satisfaire" avait-elle posté sur son compte Instagram. Un message puissant relayé par de nombreuses femmes sur la toile.

#Objectifbikinifermetagueule

Chaque année, à l'approche de l'été, blogs, magazines et autres médias abreuvent les femmes d'articles vantant la silhouette parfaite, lançant le compte à rebours pour l'atteindre. Régime, sport, produits miracles, tous les moyens sont bons pour afficher un corps zéro défaut sur la plage. Une aberration que la comédienne et l'humoriste Laura Callu a voulu combattre en lançant le hashtag #objectifbikinifermetagueule. Très vite, des milliers de meufs ont rejoint le mouvement et se sont affichées en bikini, décomplexées et fières de leurs corps imparfaits. Et qu'est-ce que ça nous a fait du bien ! 

#Freethepimple

On connaissait "Free the nipple", mais 2018 a célébré "Free the pimple" ("libérer les boutons" en français). Derrière ce hashtag, on retrouve le mannequin Louisa Northcote, lasse de voir les mêmes visages lisses et parfaits placardés sur les affiches publicitaires. "L'acné n'affectait pas seulement ma vie, ça ruinait aussi ma carrière. (…) Progressivement, ça a commencé à influer sur ma santé mentale, il fallait que je fasse quelque chose pour m'en sortir" avait-elle déclaré. Courageuse, la jeune femme avait osé montrer son visage au naturel à ses abonnés, lesquels n'ont pas hésité à l'imiter et à assumer leur acné. 

#Jesuiscute

L'été dernier, le mannequin lillois MannyKoshka s'attaquait au slut-shaming en publiant une série de photos sexy, invitant ses abonnées à faire de même. Une façon d'encourager les femmes à être fières de leur féminité, sans avoir peur de subir les remarques sexistes, misogynes et rabaissantes "de la police des moeurs". Si certaines d'entre elles ont répondu positivement en postant des selfies ou des photos plus ou moins dénudées sous le hashtag #jesuiscute, le mouvement a vite été sali par une vague de haine sur Twitter, créant une polémique qui a prouvé, malheureusement, que le slut-shaming avait encore de beaux jours devant lui...

#Sideprofileselfie

C'est à l'initiative de la journaliste britannique Radhika Sanghani que le hashtag #siderofileselfie ("selfie de profil" en français) a vu le jour. Son cheval de bataille ? Célébrer les nez, qu'ils soient grands, longs, petits, épatés, bossus, aquilins, en trompette, bref, toutes les formes possibles. "Dans notre société, les gros nez sont un tabou depuis trop longtemps. (...) J’ai grandi en pensant que je ne pouvais pas être belle, à moins d’avoir un nez à la Kate Middleton ou Mila Kunis. Et je sais que d’autres femmes se sont fait la même réflexion" avait-elle expliqué. Un message porté par plusieurs autres femmes sur Twitter qui ont tour à tour publié des selfies de profil, faisant honneur aux particularités de leur nez. Bref, un hashtag qui a fait un joli pied de nez aux diktats de beauté. 

Source : Shoko - Crédit : Instagram @Chidera Eggerue