Ces profils de potes relous mais qu'on aime quand même

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Friendship never ends. 

Si l'on décrit souvent le parcours amoureux comme périlleux et semé d'embuches, l'amitié n'est pas une mince affaire non plus. Le véritable défi ? Accepter l'autre dans son entièreté et faire fi de ses défauts sacrément encombrants. Parce qu'il faut bien le reconnaître, certains traits de caractères sont franchement incompatibles avec l'amitié... mais par fidélité, peur de la solitude ou profonde empathie, on décide de fermer les yeux et d'aimer ce pote relou coûte que coûte. Et comme dirait l'autre « ça, c'est beau ».

Le mytho

On a tous et toutes dans notre entourage cette personne que les mensonges précèdent. Connu comme le loup blanc, il ne peut s'empêcher de braquer les projecteurs sur lui en racontant ses aventures ô combien trépidantes. Ça va du détail un peu folklo pour donner un peu plus de rythme à son banal date Tinder au gros mytho monté de toutes pièces que même Spielberg n'aurait pas osé imaginer. Evidemment, personne n'est dupe mais tout le monde joue le jeu.

La balance

On le sait, chaque confidence est un risque mais c'est plus fort que nous : on a besoin de confier cette info HYPER MEGA SUPRA importante à notre pote. Son problème ? Elle a la langue bien trop pendue et ne peut résister à la tentation d'aller colporter ladite info à son mec, à sa soeur, aux potes de la bande, à ses collègues et parfois même à cette personne que l'on voulait à tout prix écarter de la confidence.

Le/la jaloux·se

Qu'il s'agisse de tes super vacances avec ton mec, de ton CDI fraîchement signé ou de la soirée de dingue qui t'attend ce week-end, il y a toujours cette pote ultra aigrie qui n'est jamais contente pour toi. Alors, pour remettre les compteurs à zéro et t'entraîner dans sa chute, elle use de bonnes vieilles méthodes, comme mettre le doigt sur ce petit détail que tu n'avais pas remarqué et qui vient aussitôt noircir le tableau ou se plaindre et te répéter combien tu es chanceuse afin que tu passes les 4 prochaines heures à s'occuper de son cas au lieu de savourer ta récente victoire.

La/le relou

Oui, parce qu'il y a plusieurs types de relou. On a ceux qui agacent, qui fatiguent, qui poussent à bout... et puis il y a l'incontournable, LA définition même de la lourdeur. On pense à ce pote avec qui on a fait les 400 coups plus jeunes et qui subitement devient chiant à mourir. Il parle d'investir dans l'immobilier quand on galère à se payer une chambre de bonne, nous rappelle le crédit sur 20 ans qu'il s'est foutu sur le dos quand on tente de le chauffer pour un voyage entre potes et prévoit sa prochaine cuite 7 mois à l'avance quand on passe notre vie en gueule de bois. Bref, entre lui et nous, c'est le jour et la nuit, mais aussi relou soit-il, ce pote -là, on l'aime quand même...

L'exigeant·e

Il existe cette catégorie de potes pour qui les valeurs de l'amitié sont très légères et puis il y a celle qui ne plaisante pas, mais alors pas du tout avec. Avec eux, on a constamment l'impression de passer un examen de l'amitié. Les 5 minutes de retard à cette soirée d'anniversaire, cette vanne lancée il y a 10 ans et qui les a profondément traumatisés, cet SMS du 12 mars 2014 auquel on n'a pas répondu, ils passent leur temps à énumérer nos faux-pas et à nous les refoutre dans les dents. Masochisme ou réelle fidélité ? Difficile à dire mais une chose est sûre : on subit, sans rien dire.

L'égocentrique

Qu'importe les occasions, l'égocentrique trouve toujours le moyen de ramener la conversation à lui/elle, même quand celle-ci n'a rien à voir. Mais habile comme il/elle, il/elle sait faire preuve d'une grande souplesse pour créer des ponts entre deux infos qui n'ont - à priori- rien à voir. En plus de sans cesse tirer la couverture sur lui/elle, ce·tte pote est absolument incapable de nourrir le moindre intérêt pour ce que tu lui racontes. Le regard vide, l'air ailleurs, l'attitude lasse, il/elle n'attend qu'une chose : trouver la faille dans ton histoire, s'y engouffrer et parler à nouveau de lui/elle.

L'opportuniste

A chacun de ses appels, tu peux être certaine que ce·tte pote a quelque chose à te demander. Mais comme il/elle est un peu maligne, il/elle tourne autour du pot pendant des heures, faisant mine de s'intéresser à ta vie, rit à tes blagues et te lance à tout va « non mais meuf, il faut vraiment qu'on aille boire ce café ». 3 heures et 248 cabrioles plus tard, arrive le fameux « oui, bon voilà, j'ai un petit service à te demander ». Et comme t'es une super pote et qu'il/elle t'a surtout bien ciré les bottes pendant des heures, tu finis par lui donner ce qu'il/elle veut.

Pour le meilleur et pour le pire, ça s'applique aussi pour les potes, non ?

Source : Shoko - Crédit : The CW