Ces (très) bonnes raisons de ne pas faire la Saint-Valentin, cette fête commerciale tue l'amour 

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Saint-Valentin, fête de l'amour ou de l'attrape-couillon ? 

Nous sommes dans une société de consommation pleine d'injonctions et nous, comme de gentils citoyens dociles, nous nous y plions. Mais il est grand temps de dire STOP. Fête des mères, fête des pères, fête des grands-mères et surtout fête des amoureux... moyen de célébrer l'affection que l'on porte à nos proches ou simple douille pour nous faire dépenser un max de pognon ? Comme je penche pour la deuxième option, je vais vous donner 5 bonnes raisons de ne plus vous faire prendre pour un cornichon et faire du 14 février un jour comme les autres. 

On ne sait pas vraiment ce que l'on fête

Les origines de la Saint-Valentin sont troubles. En France, ce n'est que depuis les années 1980, que nous célébrons cette fête plus répandue chez les anglo-saxons (tout comme Halloween d'ailleurs). Même si rien n'est certain, il se pourrait que tout cela remonte à la Rome antique (logique pour une fête qui se veut romantique... OK je sors). Ce serait le pape Gélas qui décida en 494 de remplacer la fête des Lupercales, fête de purification où l'on devait égorger un bouc, par la fête de la Saint-Valentin. Mais il faut savoir qu'en réalité, il existe 3 saints Valentin. Selon la légende, il s'agirait ici de Valentin de terni, un prêtre qui s'opposa aux ordres de l'empereur Claude II qui voulait supprimer le mariage. Jeté en prison il rencontra une jeune aveugle. A force de lui parler de la vie, ils tombèrent amoureux et elle retrouva la vue. Bref, tout cela n'est pas très clair. Ce que l'on sait, c'est qu'à l'origine c'était un bouc qui se faisait saigner, maintenant c'est notre porte-monnaie. 

Fête imposée = fête ratée 

Vous connaissez l'ingrédient principal d'une bonne fête : l'improvisation. Il n'y a rien de pire que la sensation d'être obligée de s'amuser. C'est comme les jours de l'an, c'est toujours pourri car c'est imposé. Si on écoute les magazines féminins, le 14 février, il est obligatoire de se pomponner, de s'habiller, de mettre des sous-vêtements sexy, de réserver dans un restaurant décoré pour l'occasion... Flemme ! Si on faisait un peu ce que l'on voulait, quand on voulait et qu'on arrêtait de suivre en permanence la tendance ?

Pas besoin d'un seul jour pour fêter l'amour

S'aimer doit-il forcément être synonyme de se retrouver dans un restaurant, entourés de couples qui on choisi la "formule love" et qui se regardent dans le blanc des yeux, car ça fait longtemps qu'ils n'ont plus rien à se dire ? L'amour, c'est au quotidien que ça se juge, par des petites attentions, des regards, des comportements inattendus et là c'est clairement beaucoup trop attendu. En plus comme on dit : "Si à la Saint-Valentin il te touche la main, attend la Sainte-Agathe", ça risque de te faire beaucoup plus de sensations !

Le love ou les lové ? 

Tout n'est qu'une question d'argent dans ce bas monde ? Juste le temps de se remettre de Noël, qui a fait un énorme trou dans notre budget, qu'il faut déjà se mettre à économiser pour combler l'être aimé. La force du modèle capitaliste : nous faire croire que l'amour que l'on porte aux gens est proportionnel à la taille du cadeau qu'on leur fait. Beaucoup se servent de ce moyen pour se déculpabiliser. Sinon, vivre d'amour et d'eau fraîche, ça ne vous tente pas ? 

Mettre fin aux fêtes clivantes 

Il faut un peu penser aux autres... La Saint-Valentin, en plus de ne pas vraiment faire du bien au couple, fait surtout du mal à ceux qui sont seuls. Vous ne croyez pas que la société renvoie déjà assez violemment aux célibataires, le poids de leur solitude ? Le 14 février, si les femmes en couple doivent être "sexy raffinées", leurs comparses célib', elles, se doivent forcément d'être en vieux pyj', pleurnichantes devant des films d'amour, accompagnées de leurs potes Ben and Jerry. On se range du côté des célibatantes et on refuse ces diktats clichés. 

Et vous, vous faites quoi pour la Saint-Valentin ? 

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Source : shoko.fr  - Crédit : unsplash rawpixel