Chanel à la Fashion Week de Paris, un air de protestation plus que glamour !

par

Ce matin "coup de gueule" chez Chanel, la révolution était le mot d’ordre du défilé. Pour l’occasion, les mannequins sont descendus dans la rue Boulevard Chanel. Focus sur ce défilé très attendu lors de la Fashion Week de Paris

A 10H30, la mythique maison Chanel présentait sa collection Printemps-Été 2014 au Grand Palais, transformé pour l’occasion. La marque de prestige a fait défiler ses mannequins dans le « Boulevard Chanel », sans aucun doute une allusion à la rue Cambon, là où Gabrielle Chanel ouvrit sa première boutique en 1910. Le décor haussmannien avait toutefois des airs de manifestations. En effet, Karl Lagerfeld qui aime provoquer et bouleverser les codes a fait descendre ses mannequins dans la rue, pancartes à la main, et phrases révolutionnaires. "Faite la mode, pas la guerre", "Sois ton propre styliste", "Sans femmes plus d’hommes", "Divorce pour tous", les messages du styliste était clairs et provocants, insistant sur les droits et l’égalité des femmes avec une touche d’ironie. Si la campagne Automne-Hiver 2014/2015 de Chanel est placée sous le signe du sport et du combat, la saison prochaine s’annonce plus militante.

La rébellion Chanel avait comme tête de file de grands mannequins, en commençant par Cara Delevingne, un mégaphone matelassé aux mains mais également Gisèle Bündchen, Kendall Jenner, Georgia May Jagger, Caroline de Maigret. Chanel rappelle ainsi avec désinvolture que n’est pas Chanel qui veut, tout en popularisant ces mannequins désirés et pourtant seulement accessibles par une poignée de maisons. Les tops se baladaient avec des tailleurs et capes en tweed très colorés et mixés à des pièces d’inspiration arty floral.

Chanel à la Fashion Week de Paris, un air de protestation plus que glamour ! - photo
Chanel à la Fashion Week de Paris, un air de protestation plus que glamour ! - photo

Les pièces comprenant des sequins et pierres incrustés dans les robes et jupes rappelaient les cottes de mailles moyenâgeuse, montrant de nouveau la femme comme menaçante de par son style et son pouvoir acquis depuis son émancipation. Karl Lagerfeld, avec ce défilé, invite le public une fois de plus dans l’univers très privé de la maison Chanel qui fait d’ailleurs l’œuvre d’une exposition à Londres sous le nom de "Chanel Second Floor". Insistant sur le lien historique avec Gabrielle Chanel, Karl Lagerfeld casse toutefois les codes avec la maison conservatrice. Le directeur artistique de chez Chanel ne connaît aucune limite d’imagination et a montré une fois de plus un défilé qui questionne.

Source : vogue.co.uk/ Twitter Chanel