Christopher Kane printemps-été 2014 à la Fashion Week de Londres

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Christopher Kane produit une mode scientifique

La mode sera scientifique ou ne sera nous dit Christopher Kane printemps-été 2014. L’holographie et les coupes futuristes envahissent le podium et Christopher Kane n’a pas peur du risque. La dissection de chlorophylle est même au rendez-vous

La Fashion Week de Londres est la référence en matière d’avant-garde et d’exubérance mode. En effet, la ville est comme l’enfant terrible à qui l’on pardonne tout même les fautes de goûts. Pourtant, force est de constater que la crise d’adolescence est finie pour Londres qui depuis le début de sa Fashion Week a accueillit des défilés plus sobres que d’usuel enclin à une bonne dose de sagesse à l’image du défilé Mulberry printemps-été 2014. Toutefois, l’esprit londonien n’est pas mort et enterré comme tend à nous le montrer le défilé Christopher Kane printemps-été 2014. Le designer de la marque éponyme lance l’offensive avec une collection forte, de tous les risques. Le designer se lance dans une dissection des tissus quasi-scientifique, thème qu’il retranscrit d’ailleurs explicitement à travers sa collection. Il tranche les tissus et forme des gouttes transparentes bordées de bleu qui jonchent les robes et tops. Ces gouttes exposent sans complexe la chair ou la moitié d’un sein. Semblables à des sangsues, ces gouttes s’attachent au corps, glissent sur les épaules et construisent finalement la silhouette.

L’imagerie de la dissection scientifique est plus explicitement exposée sur les robes et sweats imprimés de schémas qui nous rappellent nos vieux cours de physique-chimie. On peut y voir, la schématisation de fleurs et autres chlorophylles sur des tissus de soie. Ces schématisations et découpes originales apparaissent comme des OMNI (Objets Mode Non-Identifiés) ce qui renforce cette impression d’avant-gardisme, car c’est vers le futur que se tourne Christopher Kane pour son défilé printemps-été 2014. Tandis que son homologue Matthew Williamson puise dans le passé et nous inflige un revival 70’s, Christopher Kane mise davantage sur une silhouette futuriste – du moins l’idée que l’on s’en fait – et à ce but utilise la brillance comme l’holographie pour composer vêtements et accessoires. Les éléments futuristes se greffent aussi sur les chaussures hybrides croisement entre les escarpins et les bottines peep-toe.

Christopher Kane redescend de sa planète pour nous concocter d’autres silhouettes plus en accord avec notre époque et reflétant une certaine légèreté d’autre part. Cela nous donne pour la grande majorité des robe semi-transparentes parfois portées en dessous d’un sweat. D’ailleurs, le défilé printemps-été 2014 de Christopher Kane regorge d’une collection de sweats de saison tagués “Flower” ou encore “Petal”. Le plissé soleil et la tulle trouvent dès lors naturellement leur place. Ces quelques silhouettes douces et délicates permettent un certain équilibre au défilé Christopher Kane et constituent sûrement une bouée de secours pour le designer. Car il tient à rappeler que la mode n’est plus un jeu d’enfant mais bel et bien une industrie.

Source : Style - Crédit : Courtesy of Christopher Kane, style, Gianni Pucci, Nowfashion, Courtesy of Christopher KaneCourtesy of Christopher Kane, Stylebistro