Environnement, animaux, conditions de fabrication, l'appli Clear Fashion passe tes fringues au crible

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Voici le Yuka de la mode ! 

Moins consommer, mais mieux : voilà l'une des nouvelles préoccupations des consommateurs. Si l'alimentation est évidemment concernée, les vêtements semblent l'être tout autant. Quand on sait que l'industrie du textile et de l'habillement est une des plus polluantes, opter pour une mode éco-responsable est d'autant plus nécéssaire. Ça, Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi l'ont bien compris puisqu'elles ont lancé en septembre dernier Clear Fashion, l'application qui promet aux consommateurs plus de transparence en les aidant à repérer les marques green mais aussi épinglées celles qui ne le sont pas du tout.

Les deux fondatrices rencontrées sur les bancs de l'école se basent ainsi sur quatre critères pour évaluer et classer les marques de vêtements : l'environnement, l'humain, la santé et les animaux. Fonctionnant sur le même principe que Yuka, l'appli qui note la qualité nutritionnelle des produis alimentaires, il suffit de renseigner le nom de la marque de notre choix et de photographier l'étiquette du vêtement. Là, une note de 0 à 100 est attribuée, complétée par un code couleur allant du rouge au vert. Pour mettre au point leur système de notation, le duo s'est entouré d'experts de la mode durable mais s'est aussi appuyé sur les infos communiquées par les marques dans des rapports publics, par les ONG, les assos ou encore l'Institut français du textile et de l'habillement.

Bien qu'obligatoires, les données qui sont volontairement tues par les enseignes font évidemment chuter la note globale donnée par l'appli qui peut même tomber à 0. C'est le cas de Diesel qui a échoué au test santé, par exemple, comme le précise Les Echos. D'ailleurs, parmi les 80 marques recensées par Clear Fashion, on trouve aussi bien des griffes issues de fast fashion comme Zara, Monki, H&M ou C&A, des marques intermédiaires comme Sandro ou Maje mais aussi des grandes maisons de luxe comme Chanel et Louis Vuitton.

En plus de nous informer sur les conditions de fabrication de nos fringues, qu'elles concernent le bien-être animal, l'impact sur l'environnement, les conditions de travail des employés ou les matières qui composent nos vêtements, l'application soutient les green labels, aidés par celles et ceux qui veulent leur donner un petit coup de pouce. Et ça, c'est vachement chouette !

Source : Shoko - Crédit : Unsplash @Debora Bacheschi