Fashion Week de Londres : Julien Macdonald, J.W.Anderson, Emilia Wickstead, le récap' fashion

par

La Fashion Week de Londres a bel et bien commencé. Découvrez notre premier récap’ fashion british sur fond de Julien Macdonald, House of Holland ou J.W.Anderson

En fin de semaine, Marc Jacobs concluait la Fashion Week de New York avec une rave aussi colorées que décalée. Les yeux de la fashion sphere sont désormais braqués sur le Royaume-Uni, qui à son tour va nous dévoiler ce qu’il a de mieux en matière de mode. Hier, la Fashion Week de Londres a frappé fort avec de très jolies collections présentées par Simone Rocha, Emilia Wickstead ou encore Henry Holland. Les designers made in UK n’ont rien à envier à leurs homologues américains, et ils en font une belle démonstration. Place au spectacle avec notre récap’ fashion !

L’Afrique rock’n’roll de Julien Macdonald

Les glamazones de Julien Macdonald sont de retour pour le printemps-été 2017. Fidèle à l’ADN de sa maison, le designer gallois dévoile des silhouettes mixant glamour et sexyness. Sa nouvelle collection est "une interprétation rock’n’roll de l’Afrique qui est glam et fun". Hailey Baldwin ouvre et clôt le show, toute en jambes et en franges. Comme toujours, les créations signées Julien Macdonald révèlent beaucoup de peau, à renfort de décolletés plongeants, de coupes mini ou de larges découpes. Épaules XL, impressions croco, croisements façon harnais, matière scintillante et jeu de transparence sont de la partie. Le style tailleur est revisité en version short ou fuselée, agrémenté de basques et de gros boutons dorés. Malgré la présence de bons éléments sur son défilé de Fashion Week printemps-été 2017, il faut avouer que Julien Macdonald déçoit. Le créateur nous a habitué à mieux, et on espère que la saison prochaine sera meilleure.

Le défilé anniversaire de House of Holland

Le fun n’est jamais loin lorsque l’on évoque House of Holland et la collection printemps-été 2017 ne fait pas exception. Le créateur illustre parfaitement l’excentricité britannique, avec des mélanges improbables et tape à l’œil qui a première vue donnent envie de fuir, mais qui finissent étrangement par séduire. Henry Holland nous donne des carreaux, encore des carreaux et toujours des carreaux ; d’un foulard noué autour du cou aux bottines bicolores. Entre des superpositions de volants romantiques et des pastilles XXL kitsch, le créateur adopte le mix and match. Motifs floraux et malle résille s’associent pour une allure sportive délicate. Cette saison, Henry Holland fête ses 10 ans à la Fashion Week de Londres. En hommage à sa première collection, il imagine des t-shirts à messages personnalisé pour chaque mannequin lors du final du show.

Les fermières edwardiennes de Simone Rocha

Pour le printemps-été 2017, Simone Rocha transpose les filles de la ferme "dans un endroit pure". A la Fashion Week de Londres, la jeune créatrice britannique démontre une parfaite maîtrise du volume et élève presque le patchwork au rang d’art. Car Simone Rocha ne se contente pas de mélanger les bouts de tissus imprimés pour en faire des robes. Elle pousse le jeu encore plus loin en fusionnant les pièces. Chemise, trench et costume masculin ne font plus qu’un avec des robes et autres jupons amples. Les broderies anglaises et la transparence s’allient sur des silhouettes déconstruites, accompagnées de bottes. Des nœuds se posent par-ci, par-là, tandis que l’association de manches ballons et de gants donnent un effet bal à certaines tenues. Simone Rocha délivre ainsi une belle performance à la Fashion Week de Londres.

Le dépareillement tout en plis de J.W.Anderson

Le défilé J.W.Anderson printemps-été 2017 ne passe pas inaperçu à la Fashion Week de Londres. Le jeune créateur d’origine irlandaise déclarait vouloir "quelque chose d’un peu plus établi, d’un peu plus fluide. Un peu solaire. Quelque chose de calme", tout en y ajoutant une touche "girly". Sur le podium, il opère un véritable jeu de volumes et de longueurs, démontrant au passage un art du dépareillement. Des blousons oversized se parent de lanières et de volants sur les manches avant d’accompagner des jupes bicolores fluides et asymétriques. Les robes multiplient les plis, le motif tie-dye s’impose sur plusieurs pièces et les pulls en maille XL arborent des bordures amplement exagérées. Étonnamment, les hybridités étranges du défilé J.W.Anderson printemps-été 2017 semble plutôt bien fonctionner.

La romance rétro d’Emilia Wickstead

Emilia Wickstead est une grande romantique, et cela se voit dans sa collection printemps-été 2017. Confort et élégance font bon ménage sur fond de légèreté et de couleurs, agrémentés de détails discrets. Effets de manches, fronces, bandes plissées, pois festifs et ornements faits de cristaux Swarovski se posent sur des robes aériennes, des combinaisons et des ensembles imprimés. Pour créer sa collection printemps-été 2017, Emilia Wickstead puise son inspiration dans les décors rétro des love hotels brésiliens, qu’elle fait passer du côté de l’élégance. D’où l’esprit chemise de nuit adopté par de nombreuses tenues. La créatrice est également influencée par architecte et de designer d’intérieur Frank Lloyd Wright et le sculpteur Alexander Calder. En résulte une collection chic et féminine bien construite.

Cette journée de Fashion Week londonienne fut donc bien chargée. On vous conseille également de jeter un œil aux collections printemps-été 2017 de Versus Versace, Molly Goddard et Mother of Pearl, dévoilées dans la capitale britannique.

Source : vogue.com / vogue.co.uk / wwd.com