Fashion Week de Paris : Dior, Elie Saab, Vivienne Westwood, le récap' fashion

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Le premier défilé Christian Dior par Maria Grazia Chiuri

La Fashion Week suit son cours à Paris, avec deux nouvelles journées chargées des défilés Christian Dior, Elie Saab ou encore Nina Ricci. C'est l'heure du récap' fashion

Comme les trois grandes villes avant elle, la Fashion Week de Paris nous en met plein les yeux. Après avoir fait défiler les collections printemps-été 2017 de Balmain, Chloé et Isabel Marant, la cadence ne ralentit pas. En fin de semaine, nous avons enfin pu découvrir le premier show Chrsitan Dior sous la direction de Maria Grazia Chiuri. Le lendemain, Elie Saab nous a plongé dans une ambiance disco à grand renfort de glamour 70s. Nina Ricci, Vivienne Westwood et bien d’autres ont également retenu notre attention. Place au récap’ fashion !

Le féminisme de Maria Grazia Chiuri chez Chrisitan Dior

On l’attendait avec impatience, et les résultats ont dépassés nos espérances. Maria Grazia Chiuri a levé le voile sur une très belle première collection pour Christian Dior, sous les yeux de Rihanna, Marion Cotillard, Jennifer Lawrence, Natalie Portman, Karlie Kloss, Diane Kruger, Natalia Vodianova et Kate Moss. Etant la première femme à la direction artistique de la maison française, la créatrice italienne a très bien su replacer l’intérêt autour de la femme. Maria Grazia Chiuri révèle ainsi une collection féminine et féministe, inspirée par l’escrime, gage d’équilibre et d’harmonie. A travers les uniformes de ce noble sport, elle sort la femme des "catégories stéréotypées" habituelles. Sur le podium, la créatrice italienne à insuffler son goût pour la longueur, la romance et la transparence à l’esprit de Christian Dior. Un mélange rafraîchissant des plus réussi, auquel s’ajoute des touches tomboy et edgy toujours sur fond d’élégance. Maria Grazia Chiuri se réapproprie et décontextualise certaines pièces, à l’exemple du corset qui devient un symbole de liberté. Elle fait passer son message sur des t-shirts, des sacs ou les bandes de sous-vêtements. Le show Christian Dior printemps-été 2017 se termine sur une succession de longues robes toutes en transparence et imprimés, toujours bienvenues sur le podium.

L'hybridité organique de Jonathan Anderson chez Loewe

Sous la direction artistique de Jonathan Anderson, Loewe a su se positionner sur le devant de la scène mode. Le jeune créateur britannique réussi à donner de l’intérêt à la marque espagnole longtemps en manque d’inspiration. Ce qui lui vaut de s’offrir certains des mannequins les plus demandés. Yasmin Wijnaldum, Julia Nobis, Lexi Boling, Sarah Brannon, Lineisy Montero, Jing Wen, Marjan Jonkman, Grace Bol, Mayowa Nicholas et Vittoria Ceretti défilent toutes pour Loewe pour le printemps-été 2017. Du côté de la création, "passé, présent et futur entrent en collision sur des vêtements hautement sensuels et super-organiques". Un concept qui fonctionne. Chez Loewe, Jonathan Anderson dévoile de la matière minutieusement travaillées, à l’image des plissés qui ornent de nombreuses silhouettes féminines arborant parfois un aspect hybride. Confort et élégance s’allient sur fond de "volumes dramatiques", complétés à merveilles par des accessoires oversize. La collection Loewe printemps-été 2017 démontre aussi une bonne maîtrise du cuir, et un esprit flamenco illustré à travers des cascades de volants sur des manches ultra-longues.

La vague 80s de Fausto Puglisi chez Emanuel Ungaro

Depuis maintenant quatre ans, le créateur italien Fausto Puglisi a repris les rênes chez Emanuel Ungaro. Cette semaine, il nous plonge dans une ambiance 80s pour le printemps-été 2017 de la marque. Des épaules XXL aux couleurs vives, tout y est. Liberté et joie de vivre sont ainsi au rendez-vous sur le podium de la Fashion Week parisienne, dont la bande-son n’est autre que la chanson "Ouragan" de Stéphanie de Monaco. Des princesses rebelles mêlant cuir et frous-frous cohabitent avec des sirènes urbaines made in Emanuel Ungaro. Le spectacle se termine sur des silhouettes sexy et flower power, alliant force et féminité.

La soirée disco d'Elie Saab

Changement de décor et changement d’époque à la Fashion Week de Paris. Si Emanuel Ungaro nous embarquait dans les 80s vendredi dernier, Elie Saab préfère s’inspirer des 70s pour son défilé printemps-été 2017. Placé sous le signe du disco, le défilé Elie Saab nous met des étoiles plein les yeux, autant que sur ses vêtements. Fluidité et glamour se mixent sur une collection remplie de costumes lamés, mini robes à franges, capes aériennes et teintes métallisées. Certaines silhouettes adoptent les sequins de la casquette aux stilletos, tandis que d’autres allient transparence et sensualité. Elie Saab revisite la robe caftan avant de dévoiler des maxi modèles plein d’énergie. Les papillons de nuit du créateur ne perdent rien de leur élégance naturelle, en se glissant dans des combinaisons chics. Du côté du casting, Karlie Kloss, Valery Kaufmann, Camille Hurel, Cindy Bruna, Joséphine Le Tutour, Lineisy Montero, Marjan Jonkman, Greta Varlese, Ine Neefs, Mayowa Nicholas, Gigi Hadid ou encore Hailey Baldwin illustrent la fièvre disco d’Elie Saab pour le printemps-été 2017.

Le malaise européen d'Andreas Kronthaler chez Vivienne Westwood

La saison dernière, Andreas Kronthaler a repris le flambeau chez Vivienne Westwood. Le mari de la créatrice légendaire connaît donc bien cet univers militant où la théâtralité n’est jamais laissée au placard. Une leçon qu’il récite lors du défilé Vivienne Westwood printemps-été 2017 à la Fashion Week de Paris. Déconstruction rime avec décontraction sur un podium servant à illustrer le malaise européen qui règne depuis le Brexit (auquel Vivienne Westwood était fortement opposée). Les épaules et d’autres parties du corps se dénudent, les genres se mélangent et les pièces se déchirent tandis que la fluidité est de mise. Vient ensuite le tour de l’amplitude, montrée sur des créations d’inspiration baroque mêlée à des éléments punk. De quoi évoquer le tableau évocateur L’enlèvement d’Europe peint par François Boucher en 1747 et réinterprété par Andreas Kronthaler chez Vivienne Westwood.

Le romantisme colombien de Guillaume Henry chez Nina Ricci

Pour créer la collection printemps-été 2017 de Nina Ricci, Guillaume Henry s’est inspiré du "coucher de soleil au-dessus de Bogotá", la capitale de la Colombie. D’où ces différentes teintes de bleu, rose et violet. Un esprit chic en toutes circonstances s’installe sur les silhouettes longilignes de la collection. Une décontraction sophistiquée règne sur le podium Nina Ricci printemps-été 2017, où quelques pièces à tendances sportives parviennent à se glisser. Des débardeurs looks à rayures ajourées sont devenus les compagnons de pantalons à pinces et de manteaux longs. Une attitude fonctionnelle s’impose sur des pantalon amples à taille haute, des trench fluides et des pièces en cuir malléable. Des robes nuisette, chemises ouvertes et jupes pinceau en satin ornées de dentelle traduisent une certaine sensualité. Le show se termine sur une suite de figures rayées, veloutées et scintillantes, idéales pour briller en soirée.

Avant de terminer ce récap' fashion du jour, on vous invite à jeter un œil au défilé printemps-été 2017 de Mugler par David Koma : un autre grand hit de la Fashion Week de Paris !

Source : instagram.com/dior ; instagram.com/loewe ; instagram.com/emanuelungaro_official ; instagram.com/eliesaabworld ; vogue.com ; wwd.com ; cartelfr.louvre.fr - Crédit : Fatale Fashion III