Fashion Week de Paris : Stella McCartney, Alexander McQueen, Giambattista Valli, le récap' fashion

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Militante, candide, rebelle, en ce septième jour de Fashion Week parisienne, Stella McCartney, Giambattista Valli et Alexander McQueen ont exploré différents pans de la féminité

Alors que la Fashion Week de Paris Printemps-Été 2017 est sur le point de s'achever, les défilés d'une poignée de créateurs sont encore attendus en ce début de semaine. Tandis que Stella McCartney a démarré les festivités en trombe en envoyant ses filles munies de messages engagés, Giambattista Valli a parsemé sur le catwalk un (trop ?) doux parfum de printemps avant qu'Alexander McQueen ne ferme la marche en faisant la part belle à la tradition celtique. Retour sur ce lundi 3 octobre.

Stella McCartney

On ne change pas une équipe qui gagne. Aussi, la créatrice britannique a une fois encore convoqué confort, féminité et modernité au service de sa collection Printemps-Été 2017. Dévoilée dans l'enceinte de l'Opéra Garnier, celle-ci faisait danser tour à tour vestiaire féminin et masculin, sans donner l'impression d'un bras de fer, mais plutôt d'une complémentarité évidente, naturelle. Oui, alors que le baggy, la chemise d'homme et les mocassins animaient le défilé, le corps féminin était délicieusement mis en valeur par des coupes bouffantes, arrondies et blousantes. Cintrées mais non comprimées, les silhouettes pensées par Stella McCartney évoluaient sur le podium d'abord de façon discrète - teintées de nuances neutres, de matières fluides et écologiques - pour ensuite s'affirmer, sous des couleurs flashy, recouvertes de messages militants tels que "Thanks girls no leather". Enfin, le clou du spectacle revient à la chorégraphie que les mannequins ont esquissé à la fin du show, prouvant que l'ère du top au visage froid et fermé - que la regrettée Sonia Rykiel s'amusait à contrecarrer - est bel et bien révolue. Happiness is future.

I wanted the message to be love. I wanted it to be soulful, sometimes you have to spell it out... x Stella

Une vidéo publiée par Stella McCartney (@stellamccartney) le

Giambattista Valli

Tout comme la collection Valentino Printemps-Été 2017, romantisme, sensualité et délicatesse étaient au rendez-vous chez Giambattista Valli. D'humeur bucolique, le créateur a paré ses muses d'imprimés Liberty, de pièces vaporeuses et de couleurs pastel. Sur les notes de Moderat et Drumcell glissaient ses silhouettes virginales, d'une grâce et d'une pureté sans pareille toutefois contrariées par des vêtements laissant deviner une féminité au bord de l'implosion. Sur le fil de cette dualité, à la manière de l’héroïne de Nabokov, Lolita, les créations pensées par Giambattista Valli faisaient appel à un érotisme encore timide. La lingerie se voulait apparente mais discrète pour finalement se dérober sous une transparence toujours trop opaque. Oui, si cette collection Printemps-Été 2016 se savourait à la manière d'une douce gourmandise, on avoue s'être un peu ennuyées devant ce défilé un poil trop lisse.

Alexander McQueen

Porté par Sarah Burton, le show Alexander McQueen a clôturé ce septième jour de Fashion Week parisienne en beauté. Bercé par les vagues évoquant les mers du Nord, le défilé célébrait la tradition celtique. Tandis que les silhouettes étaient - pour la plupart - agrémentées d'un corset ou de petites vestes en cuir, faisant écho aux armures médiévales, de la dentelle de laine blanche, des fleurs brodées ou encore des robes pastel ondoyantes venaient adoucir l'allure des mannequins. Si l'inspiration des Iles Shetland, situées au Nord de l'Ecosse, rythmait de bout en bout le show, l'esthétique punk était également, cette fois encore, bien présente. Kilt, grosses bottines à clous et beauty look rock, la féminité chez McQueen se voulait offensive et conquérante.

Malgré une légère déception pour la collection de Giambattista Valli, ce septième jour de la Fashion Week parisienne - qui touche bientôt à sa fin - mené par les british McCartney et Sarah Burton, confirme le célèbre adage "le meilleur pour la fin".