"Février sans supermarché" est le nouveau défi à relever pour devenir plus éco-responsable

par

Ne pas boire une goûte d'alcool en janvier était peut-être un défi de taille pour certaines, mais l'année 2019 en a encore sous le pied : voilà que le mois de février nous réserve un nouveau challenge à (tenter de) relever ! Pour la troisième année consécutive en Suisse et désormais en France, le mois de février devient le mois sans supermarché grâce à l'action d'En Vert et Contre Tout, "la chronique écologique qui sensibilise sans faire la morale".

Un mois sans aller au supermarché, dans quel but ? Loin d'être un appel au boycott des grandes surfaces, février sans supermarché a pour objectif de renouer avec des modes de consommation plus responsables - redynamiser la vie de quartier en privilégiant les petits commerçants, valoriser les producteurs locaux, favoriser les circuits courts, bref, "réapprendre à varier les sources d’approvisionnement" comme l'expliquent les organisateurs, réapprendre à shopper de manière plus humaine tout simplement.

marche,market,courses,aliment,food,nourriture,fruits,legumes

Durant les 28 jours de février (pour commencer), l'idée est donc de se passer des Auchan, Carrefour, Monoprix, Franprix et autres hyper/supermarchés au profit de commerces de bouche (primeurs, boucheries, poissonneries, boulangeries...), de marchés, de marchés éphémères (La Ruche qui dit oui, par exemple), d'épiceries en vrac ou même de coopératives (Biocoop notamment).

Mais participer au Février sans supermarché, ce n'est pas seulement soutenir les différents acteurs de la chaîne, c'est aussi soutenir l'écologie de façon non négligeable ! Outre les économies de transport de marchandises et donc d'émissions de gaz à effet de serre, acheter en circuit court permet généralement de faire des économies sur les emballages - la viande n'est plus emballée dans du polystyrène mais simplement une feuille de papier, les fruits et légumes ne sont plus vendus dans des barquettes mais simplement regroupés dans des sacs en carton... Février sans supermarché, "c’est également l’opportunité de faire savoir aux grandes surfaces que nous ne sommes pas d’accord avec le sur-emballage", expliquent les organisateurs dans un billet publié sur leur site Internet.

Soutenir les producteurs et commerces locaux, éviter le sur-emballage, oui, mais il y a plus encore ! En refusant de faire ses courses au supermarché, c'est aussi s'approvisionner en aliments de saison, plus savoureux et riches en nutriments, mais aussi parfois produits dans le respect des normes biologiques.

caddie,supermarche,hypermarche,courses,aliment

Enfin, si les commerces de proximité ont la (mauvaise) réputation d'être plus onéreux que les grandes surfaces, qui pratiquent des politiques de prix injustes pour les petits producteurs, "de nombreux témoignages de participants aux premiers défis assurent avoir dépensé moins et mieux"assurent En Vert et Contre Tout. C'est également le constat qu'avait fait la journaliste Mathilde Golla, auteure du livre 100 jours sans supermarché paru en 2018 : il n'y a donc plus qu'à localiser les petits commerces près de chez soi, se munir de ses sacs à vrac et de commencer ses emplettes responsables : Février sans supermarché, ça commence maintenant !

Source : usbeketrica.com - Crédit : NeONBRAND via Unsplash, Fancycrave via Unsplash, Annie Spratt via Unsplash