Gucci Croisière 2017, le défilé aux inspirations british

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C'est dans la solennelle abbaye de Westminster, à Londres, que Gucci a présenté sa collection croisière où la british touch a rythmé de bout en bout ce défilé haut en couleur

C'est dans une ambiance austère - quasi grave - qu'ont été conviés les rares et prestigieux invités à découvrir la nouvelle collection dessinée par Alessandro Michele. Déambulant à la manière de zombies déshumanisés sur un parterre de pierre, les silhouettes Gucci ont investi les lieux de l'historique abbaye de Westminster, à Londres. A l'instar du défilé Dior croisière 2017, l'inspiration british était de rigueur. Si la musique se voulait cérémoniale et l'air se prévalait d'un sérieux à peine feint, la collection croisière 2017 de Gucci n'avait rien d'abrupt. Au contraire, c'est un festival de couleurs, de matières et d'ornements ostentatoires qui animaient ce défilé. Mixant avec une imagination sans borne les codes du punk londonien, la mode victorienne et le vintage sixties, la british touch était la clé de voûte de cette collection à la fois rétro et avant-garde.

Faisant la part belle à tout ce que Londres a d'extravagant, de décalé et d'excentrique, Alessandro Michele a tenu à retranscrire - au travers d'une multitude de modes et de tendances entrechoquées - le patrimoine britannique. "J'adore l'esthétique anglaise. En un sens, j'ai le sentiment qu'elle se rapproche de la mienne : un joli chaos, un puissant mélange de passé et de présent" relatait d'ailleurs le directeur artistique italien. C'est alors dans ce chaos nébuleux que des fourrures colorées, des maxi-robes arlequins ou des smokings à petits carreaux se succédaient. Les matières, elles aussi, se multipliaient à l'infini, s'ajoutant les unes aux autres sur un même ensemble. Cuir, dentelle, sequins, tulle, satin, elles contribuaient à donner vie à un patchwork toujours plus fourni.

Contrairement au défilé Louis Vuitton croisière 2017, qui s'inscrivait dans un esprit sporty et sobre, l'exhubérance était de mise chez Gucci. Les animaux avaient également une place de choix dans cette collection. L'imprimé léopard, tout d'abord, venait habiller un manteau de fourrure ou un collant fin. Mais il n'était pas le seul à être sollicité par Alessandro Michele. Python, imprimé chat, chien, paon, ours, la jungle urbaine façon Gucci n'en finissait pas. Les longues robes fluides en mousseline - chères au créateur - étaient aussi toujours plus exubérantes. Décorées de nœuds XXL, parées d'imprimé fleuri à la manière de la porcelaine anglaise du XIXe, sophistiquées par des grosses fleurs, elles se jouaient d'un romantisme décomplexé. Enfin, l'attirail punk venait également rythmé ce défilé aux inspirations british. Tartan, T-shirt imprimé, grosses bottines à plateforme multicolores, gavroches à carreaux, perfecto, l'esprit "God save the Queen" s'était vu également revisité à la sauce Gucci.

Source : www.fashiongonerogue.com/ http://fr.canoe.ca