Ibiza, j'ai testé et voilà pourquoi clairement, je n'y retournerai pas

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Ibiza est l'une des capitales mondiales de la fiesta. 

Dans le monde entier Ibiza, petite île espagnole est connue comme un point de rendez-vous des fêtards de la planète. Dans des boîtes énormes, on se déhanche jusqu'au petit matin. Quand mes copines m'ont proposé d'y aller, moi qui suis plus ambiance marche en montagne que Jeroboam de Grey Goose sur une table de discothèque, j'ai hésité, puis j'ai accepté. Même si je suis ravie d'avoir testé l'expérience, c'est certain,  je ne retournerai pas à Ibiza. 

La misère à une rue près

Le petit village d'Ibiza est mignon. Des petites rues pavées, entourées de murs blancs. De nombreux restaurants et des bars qui ferment tard. Une population très touristique, où se croisent principalement français, anglais et allemands. Pourtant, dès que l'on sort des artères principales, on découvre une autre réalité. Des gens qui vivent devant le taudis qui leur sert de maison. Des rues jonchées d'ordures, avec des enfants qui jouent au milieu de ce débarras. En un rien de temps, on passe des paillettes à la misère. Je sais de quoi je parle, car la personne qui nous a loué notre Airbnb nous a arnaqué sur l'emplacement. Pendant 4 jours, je me suis faite réveiller par les hurlements du voisins bourré, par les dizaines de chiens qui zonaient et par l'odeur des poubelles. Un bonheur ! 

Des prix abusifs

Si une partie de la population vie dans la misère, une autre doit s'en mettre plein les poches. Sur l'île les tarifs sont excessifs. Minimum 50 euros pour rentrer en boite de nuit (sans consommation of course), la moindre salade est à 25 euros. Les plages privées sont elles aussi hors de prix. Il faut s'appeler David ou Cathy Guetta pour avoir un bon train de vie à Ibiza. 

Une ambiance un peu malsaine

Oui je suis sûrement une vieille fille pas branchée, qui aime danser sur du Beyoncé et s'égosiller sur du Celine Dion. Clairement, quand je suis rentrée dans la boite l'Ushuaïa, j'ai très vite compris que je n'avais pas le "comportement ah ouais". Une musique ultra forte, qui te fait vibrer tout le corps. Un monde de dingue. Je me suis retrouvée coincée entre un allemand déchainé et beaucoup trop musclé et une jeune fille habillée d'un simple string. Après avoir fait semblant de m'amuser, je suis sortie prendre l'air. Lorsque j'ai partagé mon ressenti avec un compatriote, il m'a dit "ben qu'est-ce que tu as pris ?". J'ai répondu "un mojito à 25 balles, que je m'applique à boire gouttes par gouttes pour ne pas en perdre une". Il m'a alors expliqué qu'il me fallait de la "MD ou de la CC pour m'ambiancer". C'est alors que j'ai compris (oui je suis très naïve) que toutes les personnes autour de moi étaient sous l'emprise de substances illicites. Déjà que pour moi une musique sans parole c'est difficilement appréciable, mais si en plus on ne peut la supporter que drogués, cela devient vraiment une énigme. Avec un bon "Djadja", on n'a besoin de rien pour remuer son arrière train. 

Même si j'ai passé un excellent séjour, car j'ai bien rigolé, je ne remettrai plus jamais les pieds à Ibiza. J'avoue que lorsque l'on s'éloigne du centre, la nature est belle. Il y a plein de petites criques mignonnes, mais on est loin des plages paradisiaques. Je pense que la prochaine fois, je testerai plutôt l'île voisine Formentera, elle semble être plus faite pour moi. 

Source : shoko.fr - Crédit : unsplash Avatar of user danny howe danny howe @dannyhowe danny howe