J'ai testé l'aquabike dans la mer et franchement, ça gère !

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Toujours prête à donner de ma personne et à aller sur le terrain, je me suis sacrifiée pour toi lectrice et j'ai testé l'aquabike en mer. 

Faire du vélo dans l’eau, quelle drôle d’idée. Pourquoi ne pas tenter un jogging en palmes tant qu’on y est. J’avoue que ce concept d’aquabike n’avait pas tout pour me charmer, surtout quand il était pratiqué dans des petits box isolés et remplis d’eau. Lors d’un weekend prolongé sur la Côte d’Azur je suis allée à la plage avec ma cousine et suis tombée en admiration devant son boule qui chamboule la vue. Pas un brin de cellulite le long de ses cuisses hâlées et musclées. Son secret ? L’aquabike dans la mer. Ni une ni deux j’ai booké une séance et enfilé mon speedo pour grimper sur mon vélo.

Une mise en jambe hésitante

Première concession pour avoir un boulitax au max, il faut se lever tôt. Le cours est à 8H30, avant qu’il ne fasse trop chaud et qu’une horde de touristes, armés de glacières et accompagnés par une ribambelle d’enfants hurlants ne débarquent. Avec mes nouvelles copines de pédalage aquatique, nous formons une équipe éclectique de 6 personnes. Fabienne la doyenne a 75 ans mais en paraît 10 de moins dans son petit bikini. Je suis la junior mais je me sens un peu boudinée dans mon une pièce échancré. Une fois les présentations faites, notre prof Véro la reine du vélo, nous demande d’enfourcher nos montures qu’elle a disposé dans la mer. Elle est magnifiquement proportionnée dans son maillot jaune que je trouve très approprié à la situation (je n’ai pas osé lui demander si c’était fait exprès.) Une légère humidification de la nuque et en selle. L’eau nous arrive à la taille, on ajuste notre assise et on commence en douceur.

Une montée en puissance

C’est quand tu sens tout ton gras des cuisses blobloter dans l’eau que tu comprends deux choses. Premièrement, à quoi ça sert de pédaler dans la mer et que deuxièmement, tu aurais du t’y mettre plus tôt. Mon peloton et moi enchainons les variations de cadence en fonction du rythme de la musique. Véro, nous dit des paroles qui se veulent encourageantes du genre « on n’est pas des ramollo, mais des chauds du vélo » ou encore « pour avoir un corps de canon, on s’accroche au guidon » et d’autres punchlines très bien pensées. Dieu sait qu’il ne faut pas trop me pousser pour que je me mette à critiquer, mais vraiment, je commence à m’amuser.

Une phase finale convaincante

Au bout d’une heure, épuisées mais ravies (fallait il que l'on s'aime et qu'on aime la vie, comme le chantait Aznavour), nous sortons de la grande bleue. J'ai la sensation d'avoir bien travaillé, mais je ne me sens pas non plus rompue. Un travail efficace, mais en douceur. Je salue mes nouvelles copines. Ce ne sont pas des adieux, mais des au revoir. C’est fou comme de suer en synchronisé, ça permet de débuter une amitié. Elles me disent toutes de revenir et me jurent qu’en très peu de temps ma culotte de cheval sera un vague souvenir (je ne sais pas vraiment comment le prendre). Je rentre chez moi, avec le goût du travail accompli. Je sens déjà mon cuissot plus costaud. En sortant de ma douche je me rends compte qu’en plus de tout j’ai teinté ma peau d’une belle couleur hâlée. Je pense avoir donc trouvé l’ultime combine pour être bronzée et galbée pendant tout l’été.

Je suis certaine que vous êtes déjà entrain de réserver votre séance, pour votre prochain séjour au bord de la mer. 

Source : shoko.fr, giphy.com, - Crédit : Getty Images / THEPALMER