J'ai testé la Pole Dance et mes abdos s'en souviennent

par

La Pole Dance, c’est quelque chose que l’on a toutes eu envie de tester, au moins une fois. Pourtant, on n'ose pas. Et puis un jour, on saute le pas, on pousse la porte d’un studio et Ô surprise, on se retrouve face à la barre.

“J’ai déjà l’air ridicule la plupart du temps...accrochée ou pas au mat des pompiers”, disait Bridget Jones. Jamais je ne me serais sentie aussi proche de la célibataire la plus célèbre du monde. Et pourtant, ma vie amoureuse est digne de Titanic (l’iceberg et Leo en moins, évidemment). Mais ça, c’est un autre débat. Me voilà donc en face de mon mat de pompier, prête à enchaîner les figures. Si on m'avait dit ça il y a six mois, j’aurais ri à gorge déployée avant de boire pour oublier.

Déjà, il faut savoir que pour pratiquer la Pole Dance, mieux vaut miser sur le short. Tu vois ce short que tu as acheté il y a six ans quand tu étais décidée à te remettre au sport ? Tu sais, ce même short que tu as mis en boule au fond de ta penderie quand tu as compris que tu ne pourrais JAMAIS le sortir face aux meufs qui vont à la salle six jours sur sept ? Ben c'est ce short que tu vas mettre pour te confronter à la triste réalité : L’été est à peine fini que tes jambes sont plus blanches qu’un cachet d’aspirine. Une fois les retrouvailles avec le short de l’enfer terminée, on se prépare physiquement et psychologiquement - non, la barre, ce n’est pas pour maintenant.

Etirement, gainage, pompes... tout y passe et là, tu pleures. Enfin, tu pleures simplement si ton seul sport de la semaine se limite à courir entre les rayons du supermarché pour rentrer le plus vite possible pour te caler devant Netflix (et c’est mon cas). Après ça, vient le moment fatidique, le fameux moment où tu vas devoir apprivoiser la barre. Comme dans n’importe quel sport, quand la prof te montre la première figure, ça a l’air simple. Monter les genoux ? Rester assise en équilibre ? Easy. Hahaha... ou pas. Ton corps pleure, tes mains sont en feu et tu t’écrases au sol comme un parpaing. Mais c’est la première fois, tu dois apprendre à travailler avec une barre alors évidemment, tu ne vas pas être aussi souple et gracieuse qu’une danseuse pro. Et puis, si tu y vas avec une copine (et je te le conseille vivement), dis toi qu’après ça, vous aurez passé le cap de la honte dans votre amitié. Mais c’est drôle, promis.

Une heure plus tard, quand sonne la fin du cours (et l’heure de la douche, surtout), on se sent bien. D'accord, je ne sais toujours pas faire la figure du fireman (un jour, peut-être), d'accord mon corps m’a donné l’impression d’être un meuble en kit Ikea mais j’ai eu envie d’y retourner. Et je vais le faire . Je vais le faire parce que c’est libérateur. Il n’y pas si longtemps, on te parlait d’acceptation du corps. Eh bien, la Pole Dance, ça t’aide justement à l’accepter. Parce que ton corps, même si tu le malmènes pendant une heure (tu auras des bleus de la taille du Brésil, sache-le), tu es obligée de le regarder, de travailler avec et de t'y confronter. Et puis, tu le montres aux autres, aussi. La Pole Dance, ça t’oblige à faire abstraction du monde qui t’entoure et à te lâcher. De plus, ça t’oblige à bosser le gainage (ton bikini te remercieras l’été prochain). Et si tu veux avoir les fesses aussi musclées que celles de Kim Kardashian, c’est aussi un bon moyen.

Alors choisis ta pote, retrouve ton short et inscris-toi. Tu verras, tu ne le regretteras pas.

Source : Shoko.fr, Tumblr  - Crédit : Pixabay