Le 14 juillet selon Baptiste Giabiconi et 4 autres fois où la mode s'est tapée la honte

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Risée d'Internet pour avoir fièrement confondu 14 juillet 1789 et 1945, Baptiste Giabiconi n'est pas le seul gaffeur de la fashion sphère. De Marc Jacobs à Zahia en passant par Paco Rabanne, florilège des idioties de la mode

Ah la mode ... Cet art subtile de sublimer l'habillement ! On adore sa façon d'offrir à notre quotidien un peu de beauté. Ou d'humour. Le dernier calembour notoire qu'un acteur de la mode nous ait livré date d'hier, mardi 14 juillet, fête nationale, et nous le devons à Baptiste Giabiconi. Le mannequin protégé de Karl Lagerfeld a perdu une belle occasion de contredire l'adage "Sois beau et tais-toi" sur Twitter. Pris d'un élan de patriotisme lyrique, Baptiste Giabiconi twitte "Devoir de mémoire 14 juillet 1945-14 juillet 2015" ; Sauf que bon, voilà quoi (doit-on vraiment préciser que le 14 juillet fait référence à la prise de la Bastille lors de la révolution française de 1789 ?). Bien que le mannequin ait fait disparaitre son Tweet, le bouton "Impr écran" a sauvé sa déclaration erronée pour l'éternité. Mais, rassures-toi Baptiste, tu n'es pas le seul à avoir fait honte à la mode, retour sur quatre autres histoires pas très "Couture"...

"La fin du monde c'est dans 5 milliards d'années [...] je parlais simplement de la possibilité de la destruction de Paris cette année, elle est programmée dans toutes les prophéties", s'explique Paco Rabanne sur le plateau de Thierry Ardison. Pour la sortie de son huitième livre, "1999 le Feu du ciel" chez Michel Lafont, le couturier est (encore) invité à confier ses expériences métaphysiques : "A 7 ans j'ai commencé à faire des voyages astraux" déclare-t-il avec toute la sincérité du monde. Prêtre assassin de Toutankhamon, prostituée sous Louis XV, Paco Rabanne affirme avoir vécu de plus grandes aventures que celui de la création de petites robes futuristes durant sa longue vie (78 000 ans tout de même). Toujours est-il que le 11 août 1999 à 11h22, la station spatiale Mir a épargné Paris (elle ne tombera dans le Pacifique qu'en 2001).

Le 14 juillet selon Baptiste Giabiconi et 4 autres fois où la mode s'est tapée la honte - photo

Tout comme notre ami Baptiste Giabiconi, Marc Jacobs est un féru des réseaux sociaux. Arrivé sur Instagram il y a quelques mois à peine, le créateur dévoilait sa campagne Marc Jacobs Automne-Hiver 2015/2016 via ce réseau. Mais pas seulement. Le 30 juin dernier suite à une malheureuse manœuvre, Marc Jacobs offre à ses 230 000 et quelques followers une charmante photo de son postérieur commentée "Il est à toi si tu veux l'essayer". Visiblement plus à l'aise avec les sextos qu'avec le bouton "Direct" sur Instagram, Marc Jacobs n'a rien pu faire contre la propagation de cette photo intime. Ou peut-être a-t-il décidé d'embaucher un community manager pour surveiller ses arrières ?

Il y a des scandales moins drôles que d'autres. En 2011, John Galliano est évincé de la tête de Dior pour ses propos antisémites tenus sous l'emprise de médicaments et de l'alcool dans un bar parisien. Si le créateur a passé les quatre dernières années à essayer de justifier ce comportement et à se racheter, il n'a pourtant pas toujours aussi bien réussi qu'avec le défilé Haute Couture Maison Margiela Automne-Hiver 2015/2016. Peu après sa chute, il est aperçu, lors de la fashion week de New York en 2013 dans un accoutrement totalement déroutant. Fedora visé sur la tête et petites boucles blondes, John Galliano est accusé de s’être déguisé en Loubavitch, mouvance juive-orthodoxe. Bien que les violentes accusations du New York Post aient été condamnées, pour son tact on dit chapeau l'artiste !

Le 14 juillet selon Baptiste Giabiconi et 4 autres fois où la mode s'est tapée la honte - photo

L'habit ne fait pas toujours le moine, mais il l'aide un peu tout de même. C'est la pensée qu'aurait dûe avoir Zahia Dehar en se saucissonnant pour se rendre au défilé Versace le 6 juillet 2014. Portée disparue depuis, l'escort/créatrice de lingerie au sommet de sa gloire avait choisit une robe particulièrement confortable pour l'occasion. Blanche et extrêmement moulante, la fameuse robe qui exhibait sa plastique de rêve ne lui permettait par contre pas de gravir les marches pour se rendre sur le lieu du show. Par chance, l'humain s'adapte et c'est ainsi que Zahia dégaina sa plus belle démarche de canard pour aller assister au défilé. Un instant particulièrement glorieux qu'on avoue s'être passé en boucle depuis. Merci pour ce moment.