Le paperclipping, cette technique de drague 2.0 franchement douteuse

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Encore une pratique 2.0 bien sympathique. 

Et une de plus ! Comme si le répertoire des techniques de drague douteuses n'était pas déjà saturé par les ghosting, orbiting, zombieing et autres tactiques de séduction 2.0 finissant en -ing, il a fallu qu'une nouvelle pratique pointe le bout de son nez. En réalité, celle-ci ne date pas d'hier et il est même probable que tu en aies déjà fait les frais. Très proche du breadcrumbing, cette façon d'appâter sa proie avec des miettes de pain, alors que l'autre voudrait au moins une bonne miche ou une jolie baguette, le paperclipping résume cette situation où, après avoir été ghosté.e lâchement alors qu'une conversation ou même une relation avait commencé, une personne reçoit un message bateau, comme le classique (et ô combien rageant dans ces cas-là) « Coucou ça va ? » de la part de celui ou celle qui l'avait ignoré.e des semaines voire des moins auparavant.

Fin.es stratèges, ceux et celles qui utilisent le paperclipping sont généralement soucieux.ses de savoir si leur « proie » est toujours disponible et open mais ne s'encombrent pas avec des explications. Bref, en d'autres termes, ils/elles prennent la température et s'assurent qu'ils/elles peuvent toujours garder l'autre sous le coude en cas de besoin. Hummmm, comme c'est adorable ! C'est sur Instagram que le concept du paperclipping a été relayé. On doit son nom à l'artiste Samantha Rothenberg qui a partagé l'un de ses dessins, rapidement devenu viral, dans lequel elle met en scène Clippy.

Les millenials le connaissent probablement : il s'agissait d'un trombone qui faisait office d'assistant virtuel pour nous aider à nous familiariser à Microsoft Office. Qu'est-ce que Clippy vient faire dans nos histoires de drague chelous ? Lui aussi, il avait la fameuse manie de venir nous sonner alors qu'on ne lui avait rien demandé. D'ailleurs, sur les illustrations partagées par l'artiste, on peut voir Clippy dire : « Parfois, je surgis de nulle part sans aucune raison. La vérité, c'est que je suis brisé, instable et que je ne m'intéresse pas particulièrement à toi. Mais je ne veux pas que tu oublies que j'existe ». Ça, ça a le mérite d'être clair !

« Pour moi, le paperclipping, c'est quand une personne tente de vous garder sous la main et si elle a l'impression que vous prenez de la distance, alors elle va faire un pas vers vous - non pas pour essayer de vous voir ou faire avancer les choses - mais pour rallumer la flamme et s'assurer que vous restez une option, explique Samantha Rothenberg à la rédaction de Refinery29. C'est une pratique très courante, et il y a quelque chose d'encourageant à donner un nom à ce phénomène maintenant, plutôt que de laisser un paperclipper vous donner de faux espoirs, vous pouvez l'identifier, lui coller son étiquette et passer à autre chose ».

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Alors, si tu es victime de paperclipping, un conseil : fuis et vite ! Si tu veux la jouer plus créative, tu peux toujours adresser le dessin imaginé par l'artiste à ton paperclipper, lorsqu'il reviendra à la charge. Apparemment, c'est une technique déjà testée : « J'ai eu plusieurs personnes qui m'ont envoyé des captures d'écran d'eux en envoyant ma bande dessinée à des personnes qui essayaient de les paperclipper » a déclaré l'illustratrice. Une info qui ne tombe pas dans l'oreille de sourdes...

Source : Shoko - Crédit : HBO