Les begpackers ne sont plus les bienvenus dans ces pays et c'est une très bonne chose

par

Signalés à leurs ambassades ou sommés de présenter un billet retour avant leur entrée dans le pays, les begpackers ne sont plus les bienvenus en Asie. 

Loin des séjours hyper organisés et ultra confort, de plus en plus de jeunes préfèrent opter pour des voyages « à la roots ». Partir à l'aventure en Australie, sillonner l'Amérique du Sud en Van, faire le tour du Monde de façon éthique et responsable grâce à cette plateforme collaborative, ils sont nombreux à vouloir vivre des expériences inédites (et parfois galères) à l'autre bout du monde. C'est le cas des begpackers, ces voyageurs - pour la plupart occidentaux - qui décident de partir à l'aventure sans argent et de compter sur la générosité des locaux pour financer leur road trip. Ils jouent du ukulélé dans les rues de Bangkok, proposent des petits services sur les trottoirs de Bali ou attirent simplement l'attention des passants avec des pancartes, comme « Aidez-nous à finir notre tour du monde » en plein Hong Kong. Une pratique qui a de quoi choquer lorsque l'on sait que ces voyageurs viennent la plupart du temps de pays « riches » et qu'ils mendient dans des villes moins développées.

C'est d'abord la Thaïlande, où les begpackers s'y ruent, qui a pris ses mesures au sujet de ces touristes controversés. Les services de l'immigration peuvent être amenés à demander aux voyageurs voulant se rendre dans le pays de présenter en liquide la somme de 577 euros par personne (qui correspond à 20 000 baths). Ils peuvent également vérifier qu'ils soient en possession d'un billet de retour. Ainsi, les autorités s'assurent que les touristes aient assez de moyens ou aient pris leurs dispositions avant de séjourner en Thaïlande et qu'ils ne comptent pas sur les dons des locaux pour financer leur voyage.

Désormais, les begpackers seront également interdits de séjour à Bali, comme le rapporte le site Detsik, repris par The Sun. Cette décision a d'ailleurs fait l'objet d'un communiqué officiel : « Nous avons vu de nombreux cas de touristes problématiques récemment. Ils sont Australiens, Britanniques ou Russes. Nous allons les signaler à leurs ambassades, pour qu'elles puissent surveiller leurs citoyens en vacances » a annoncé Setyo Budiwardoyo, du ministère de l'immigration. Futurs Begpackers, vous voilà prévenu.es !

Source : Shoko - Crédit : Unsplash @Felix Rostig