Les célicouples, ces couples qui ont choisi de ne pas vivre ensemble, ont-ils tout compris ?

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Qui sont ces couples qui s'aiment mais ont décidé de ne pas vivre ensemble ?

Breadcrumbing, firedooring, paperclipping, si les nouvelles expressions qui fleurissent au pays du langage amoureux décrivent généralement des comportements ou des relations plutôt limites, il existe heureusement des nouvelles tendances love beaucoup plus sympas. Celle qui fait parler en ce moment ? Le « living apart together », une expression anglaise qui décrit ces couples qui s'aiment mais qui ont décidé de ne pas vivre sous le même toit, expression que l'on pourrait d'ailleurs littéralement traduire par « Vivre ensemble séparément ». Sauf que c'est cheum, alors on a préféré en français parler de « célicouples » ou de « couples non-cohabitants ».

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D'après une récente étude menée par l'INED (l'Institut National d'études démographiques) publiée en 2015, 1 Français·e sur 3 vivrait seul·e. Mais si le célibat semble plus être subi ou s'apparente à une phase temporaire chez les jeunes, les quadras et les quinquas sont nombreux·ses à choisir de vivre solo et à opter pour un vrai chez soi, même lorsqu'ils vivent une relation amoureuse avec quelqu'un d'autre. En effet, si 68% des 26-30 ans interrogés disent vouloir cohabiter avec leur partenaire dans un futur proche, ils ne sont que 22% à le souhaiter chez les 51-65 ans.

Ce sont d'ailleurs à ces couples indépendants que Le Parisien s'est intéressé, dans une enquête consacrée à ces quadragénaires et quinquagénaires qui, après l'échec d'une ou plusieurs relations passées, ne souhaitent plus emménager avec leur nouveau ou nouvelle conjoint·e. Et ce choix ne dénote en rien une quelconque faille dans la relation, il s'agit d'une réelle décision prise par les deux partis qui n'ont pas envie de voir leur équilibre - notamment familial - complètement chamboulé par une nouvelle cohabitation.

« Souvent ces personnes ne souhaitent plus avoir d'enfants, elles ont donc moins de pression sociale, moins d'impératifs à vivre en couple » souligne Arnaud Régnier-Loilier, directeur des recherches de l'INED. C'est le cas de Marie, une divorcée de 44 ans qui s'est confiée à la rédaction du Parisien : « Je suis en couple, mais je ne vis pas en couple. [...] Nous ne voulons, ni l'un ni l'autre, déménager et nous installer ensemble. Cela aurait bouleversé la vie de nos enfants respectifs en les changeant d'école, d'environnement, loin de leurs repères. Et puis, qui aurait déménagé ? Quelle famille sacrifier ? J'ai donc une vie de femme, une semaine sur deux. Mon couple aussi est en garde alternée » a-t-elle ironisé.

Et Marie serait loin d'être un cas isolé puisque selon les chiffres de l'INED, il y aurait près de de 2 millions de célicouples en France. Alors certes, ils restent bien moins nombreux que des personnes vivant sous le même toit mais tout de même, cette pratique semble séduire de plus en plus de Français·es.

Source : Shoko/leparisien.fr - Crédit : Freeform