Mannequins, Kristina Pimenova et l'hypersexualisation des jeunes filles, est-elle l'exemple de trop ?

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Considérée comme la jeune fille "la plus belle du monde", Kristina Pimenova, petite russe d'à peine 9 ans, est le nouveau scandale planétaire

Vous n'avez pas pu passer outre cette petite fille de 9 ans, nommée Kristina Pimenova. Du 20h de TF1 aux sites internet moins populaires, toute la presse s'est épanchée sur le phénomène. Considérée comme "la plus belle petite fille du monde", les médias se sont intéressées à elle suite à des photos dans lesquelles la jeune fille apparaît plus vieille qu'elle ne l'est réellement. Poses lascives, regard aguicheur, la petite pose comme une grande. Ce scandale vous en rappelle un autre ? Souvenez-vous, Thylane Blondeau, "la nouvelle Kate Moss", avait suscité le même débat il y a plusieurs années après une parution dans Vogue Paris. Allongée sur un lit, arborant des talons de femme et entourée de lapins, la jeune fille paraissait avoir 20 ans, alors qu'elle n'en avait en réalité que 10. Vogue Paris avait sévèrement été remis en cause, obligeant ses rédactrices stars de s'expliquer sur ce shooting. Kristina Pimenova n'a certes pas encore posé pour Vogue, mais la petite tête blonde a fait bien d'autres campagnes telles que pour Cavalli, Benetton, ou encore Dolce&Gabbana. Elle a commencé à poser devant l'objectif à l'âge de 3 ans. Bien que tout le scandale parte de la sphère fashion, le problème énoncé va bien au-delà du monde de la mode en général.

Mannequins, Kristina Pimenova et l'hypersexualisation des jeunes filles, est-elle l'exemple de trop ? - photo

L'hypersexualisation des petites filles est de plus en plus montrée du doigt, mais à qui la faute ? Est-ce l'industrie de la mode elle-même qui en est responsable ou devons-nous avant tout calomnier les parents ? Kaïa Garber, fille de Cindy Crawford, a posé il y a quelques jours pour Teen Vogue. Le monde de la mode semble vouloir définitivement intégrer les jeunes filles dans leur univers de strass et de paillettes. Mais dans le cas de la petite Kristina, les dénonciations faites sont un peu plus profondes. En effet, les internautes ne critiquent pas une seule séance photo comme pour Thylane Blondeau, mais l'entière façon dont elle est mise en valeur, que ce soit dans la mode mais surtout sur les réseaux sociaux. Très présente sur internet, la petite fille compte déjà 2 millions de likes sur Facebook. Son compte Instagram est public, n'importe qui a donc accès à ses clichés les plus personnels. Mais qui gère tout ça ? C'est sa mère, ex-mannequin, qui se vante d'être son attachée de presse.

Mannequins, Kristina Pimenova et l'hypersexualisation des jeunes filles, est-elle l'exemple de trop ? - photo
Mannequins, Kristina Pimenova et l'hypersexualisation des jeunes filles, est-elle l'exemple de trop ? - photo

Bien que les mannequins soient de plus en plus jeune à l'image d'Immy Waterhouse qui vient de signer un contrat à 18 ans à peine, il semble que l'attrait des jeunes top pour les réseaux sociaux est devenu un élément clé pour les marques. Aussi, plus le top a de followers sur le web, plus elle a de chance d'être signée pour des campagnes. Serait-ce une des raisons pour laquelle le mini-top est aussi populaire en ce moment, ou seule le scandale d'hypersexualisation l'a rendu célèbre ? Ne posez surtout pas cette question à sa mère, qui a déclaré au Dailymail : "Les gens qui voient du sexe dans ces photos sont des personnes étranges avec des problèmes personnels qui tentent de salir des images innocentes. Je ne supprimai pas les photos polémiques, ce sont les gens qui sont tordus". Des propos bien étranges qui ne rendent pas service à Kristina Pimenova, bien au contraire. Certes, la mode a parfois un peu poussé le bouchon pour certaines séances photos. Mais dans cette affaire, c'est l'exposition de la vie intime d'une petite fille rendue public par ses parents qui est surtout dénoncée.

Source : Dailymail