On a toutes été tentées de prendre sa pilule en continu et au final on peut ou pas ?

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Quand ça nous arrange pas mal de zapper l'étape "règles". 

Toutes les filles qui ont choisi la pilule comme moyen de contraception, ont déjà été tentées de prendre deux plaquettes d'affilé. Soyons honnêtes, lorsque l'on a planifié un petit week-end en amoureux depuis longtemps et que c'est pile à ce moment là que les ragnagna décident de débarquer, c'est les boules. L'été, quand on a prévu un séjour à la mer avec ses potes, si on peut éviter les ficelles de tampon qui dépassent du maillot, on n'est pas contre. Mais cette pratique présente t-elle un quelconque danger ? Est-il indispensable de faire un break dans sa plaquette ?

On ne nous avait pas bien expliqué les règles du jeu 

Il est important de rappeler que lorsque l'on prend la pilule, nous avons des "règles artificielles". L'arrêt des comprimés entraîne la chute des hormones et donc l'apparition des menstruations. Tout cela n'a donc rien de naturel et aurait même été créé de tout pièce pour satisfaire... l'Eglise ! John Guillebaud, professeur spécialisé dans le planning familial et la reproduction à l'University college de Londres a déclaré dans le Telegraph que les "7 jours d'arrêt" dans les plaquettes de pilules, avaient été imaginés afin de faire accepter la pilule contraceptive à l'Eglise Catholique. Le gynécologue John Rock, qui a inventé ce contraceptif dans les années 1960, pensait que le Pape accepterait mieux sa commercialisation si cela reproduisait le cycle féminin naturel de 28 jours. Parallèlement à cet aveu historique, un récent rapport de la Faculté de Santé Sexuelle et Reproductive (FSRH), souligne l'inutilité de l'arrêt de la pilule. En effet, cette étude précise que cela n'aurait aucune conséquence négative ni sur la santé, ni sur la fécondité. Alors on fait quoi ? 

Comment régler ce sujet ? 

Peu de filles le savent, mais il existe deux sortes de pilule. Celles appelées "progestatives" se présentent sous forme d'une plaquette constituée de 28 cachets hormonaux actifs. Résultat : on n'a plus du tout ses règles. Beaucoup de femmes n'osent pas passer le pas :"Le problème est purement psychologique. Les femmes ont l'habitude d'avoir leurs règles. Beaucoup souffrent de les avoir mais ne seraient pas prêtes à les supprimer" explique le Docteur Gelas. Les pilules "œstroprogestatives" sont, elles, faites de 21 cachets actifs et 7 placebos. Aucune contre-indication n'empêche d'enchaîner les plaquettes, sans passer par la phase "règles artificielles". Il est par contre recommandé de faire un petit arrêt tous les 3 à 4 mois, d'une semaine. Cette pratique ne représente pas plus de dangers que ceux pouvant être entrainés par la prise de pilule contraceptive. Si vous ne souhaitez plus du tout avoir de menstruation, parlez-en à votre gynécologue afin de trouver la formule adaptée. 

Pour celles qui ne veulent plus prendre la pilule, le stérilet est une option à envisager. Par contre attention, avec ce dernier on retourne aux règles naturelles et le moins qu'on puisse dire c'est que ça saigne. 

1. Pour en savoir plus sur les méthodes contraceptives, rendez-vous sur le site www.moncorpsmacontraception.fr

Source : telegraph,  - Crédit : unsplash, Simone van der Koelen