Parler de ses règles au travail ne serait pas pro pour 1 homme sur 3

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Un sujet plus touchy que la politique

Parler de ses règles dans le cadre privé est déjà suffisamment tabou comme ça (malheureusement), alors discuter ragnagnas dans le monde de l'entreprise, je vous raconte pas. Une récente étude menée par la compagnie britannique Initial Washroom Hygiene (qui milite notamment pour équiper les entreprises en distributeurs gratuits de protections hygiéniques) a en effet mis en évidence la gêne masculine lorsque la question des règles est abordée au bureau.

Consultés sur différentes questions d'ordre sanitaire, 2000 employés de bureau se sont notamment exprimés sur la question des règles. A l'issu de cette enquête, il est apparu que 32% des hommes sondés trouvaient « peu professionnel » le fait que les femmes parlent menstruations sur leur lieu de travail.

Si certain·e·s diront que les règles sont un sujet intime qui ne mérite pas d'être abordé en société, et que les femmes doivent garder ce petit jardin secret, d'autres (dont nous faisons partie) sont au contraire convaincus que la question des règles ou bien du cycle menstruel mérite d'être abordée pour le bien commun.

Non seulement discuter des règles peut aider les femmes à gagner en assurance, puisqu'elles peuvent continuellement apprendre des choses en échangeant sur le sujet - et donc mieux comprendre leur corps et accepter ce phénomène physiologique, mais parler de menstruations permet également à ceux qui ne sont pas concernés de mieux comprendre l'autre, comprendre ce qu'il traverse, comprendre sa force et donc de l'accepter. Ignorance et tabous sont les ennemis de l'acceptation et du bien vivre ensemble !

En faisant des règles un tabou jusque dans le milieu professionnel, le sentiment de honte perdure : la moitié des femmes interrogées par Initials ont exprimé leur malaise à l'idée de parler de leurs symptômes et de leurs maux liés aux règles à leur manager, et 46% sont toujours réticentes à sortir un tampon ou une serviette de leur sac devant leurs collègues.

Pourquoi faudrait-il que les femmes vivent avec ce sentiment négatif, qu'elles vivent avec cette honte constante sur leurs épaules ? Qu'y a-t-il de honteux dans ce que la nature a créé ? Brisons donc ces constructions sociales qui entravent la liberté et le bien-être des femmes, et parlons enfin de nos ragnagnas !

Source : Shoko / Initial Washroom Hygiene - Crédit : Lucy Lambriex,GettyImages