Plumes, plastique, métaux dans les merguez (l'ambiance au barbeuc' va être de suite moins sympa)

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Grillées !

Impossible d'y échapper : les barbec' improvisés dans les jardins des copains font incontestablement partie des rituels estivaux préférés des Français. En France, on compte 120 000 tonnes de merguez vendues chaque année. Ça en fait de la barbaque ! Et pourtant, malgré l'engouement, celles-ci sont souvent rappelées à l'ordre par la répression des fraudes. « Pas une semaine ne passe sans une alerte en Europe sur des anomalies signalées dans leur composition : morceaux de plastique, fragments métalliques, et parfois même des saucisses impropres à la consommation qui contiennent des plumes » révèle une équipe de journaliste de France Télévisions dans un reportage édifiant. On y apprend qu'en 2017, sur 152 merguez analysées, 40,7 étaient jugées non conformes. Pire, en 2016, deux merguez sur trois ne l'étaient pas.

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Alors que les merguez sont censées contenir de la viande de boeuf et/ou de mouton, mélangée à quelques épices, un article publié par 60 millions de consommateurs révélait en 2013 que certaines merguez contenaient des traces d'autres animaux, comme le porc, et évidemment non signalées sur l'étiquette. L'équipe de France 2 a donc mené sa propre enquête auprès de trois lots de merguez. Le premier est un lot premier prix vendu dans un supermarché à 6€ le kilo, le deuxième est une barquette à 9€ le kilo et le dernier concerne des saucisses faites par un boucher et vendues à 12€ le kilo.

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Ce que contiennent vraiment nos merguez 

Après analyse dans un laboratoire, le reportage note que sur les trois lots, le premier n'est pas conforme. Mais ce n'est pas tout, il révèle que les merguez contiennent de la levure « en quantité significative, un exhausteur de goût qui n'apparaît pas sur l'étiquette », ce qui est bien sûr illégal. Des tissus lymphoïdes ont également été trouvés dans la viande, des tissus particulièrement sensibles aux virus et aux bactéries et qui présentent donc « un risque de contagion » pour le consommateur. Des révélations qui donnent envie de réfléchir à deux fois avant de faire braiser nos merguez...

Source : Shoko - Crédit : Unsplash @Roman Trofimiuk, Unsplash @Matthieu Joannon