Pour la prise en charge des protections hygiéniques, une étudiante se balade avec du sang entre les jambes

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L'engagement par le sang !

Chaque femme dépense en moyenne ente 1 500 et 2 000 euros dans sa vie pour acheter des protections hygiéniques. Mais, est-ce normal de devoir payer pour ses règles ? Irène, jeune étudiante de 20 ans, pense que non. Pour elle, tampons et autres serviettes devraient être mis gratuitement à la disposition des femmes. Afin de prouver son engagement, elle a posé plusieurs photos d'elle, sur Instagram, avec l'entrejambe ensanglanté. 

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RÉVOLUTION SE CONJUGUE AU FÉMININ Aujourd'hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. Nous avons le pouvoir de décision. Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer. Nous payons le prix de l'oppression, le prix de la mysoginie, le prix des inégalités, vous n'allez quand même pas croire que nous allons en plus payer pour foutre du chlore dans nos chattes pendant que vous continuez de stigmatiser et diaboliser notre sang, nos poils et notre merde. Aujourd'hui, j'ai laissé couler mon sang pendant 12h et j'ai réalisé à quel point cela ne m'a demandé aucun effort, aucun courage, aucune force. Ma journée a été d'une normalité ahurissante, ce qui, j'espère, vous fera trembler de peur. Car oui, contrairement à ce que les pubs de tampons montrent, avoir ses règles est banale, normal, quotidien. La moitié de la population les a. Ainsi, vous qui nous voulez complexées, ignorantes de notre propre nature et silencieuses, vous qui nous voulez dans la précarité économique, subissez notre nature, notre rage et notre détermination. Je ne perdrai pas une seule seconde à débattre. Je ne demande pas la prise en charge des protections périodiques réutilisables (dans la mesure du possible) pour toutes les personnes menstruées. Je l'exige. Vous n'êtes pas d'accord ? Je tâche. Le sang coule et le sexisme tâche. LA RÉVOLUTION EST FÉMINISTE Photo : @eliz_za1 Merci à @lafloredumal , à @cdelastreet et l'équipe de @madandwomen , à @madmoizelledotcom et à @cyclique_fr pour m'avoir accompagnée aujourd'hui ❤️ Merci à vous pour tous vos partages et mots d'amour, et tout particulièrement à @28.jours et à mes bien aimées @clitrevolution ❤️ Ce n'est que le début ???? #monsangcoule #çatache #lesexismetache #paris #feminist #feminism #feministe

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"Aujourd'hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. Nous avons le pouvoir de décision. Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer." peut-on lire en légende de ses clichés. Pendant toute la journée, elle a déambulé dans la ville, sans protection hygiénique et en se tamponnant grandement du regard des autres. Un acte militant, féministe et engagé pour cette jeune femme qui signe ses posts d'un "LA REVOLUTION EST FEMININE". Dans les commentaires, on retrouve des avis mitigés allant du "Yes t'es costaud je te soutiens" jusqu'à "t'es qu'une pauvre tâche" ou "votre action est à mon sens illégale (atteinte à la pudeur, salubrité et santé publique."

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RÉVOLUTION SE CONJUGUE AU FÉMININ Aujourd'hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. Nous avons le pouvoir de décision. Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer. Nous payons le prix de l'oppression, le prix de la mysoginie, le prix des inégalités, vous n'allez quand même pas croire que nous allons en plus payer pour foutre du chlore dans nos chattes pendant que vous continuez de stigmatiser et diaboliser notre sang, nos poils et notre merde. Aujourd'hui, j'ai laissé couler mon sang pendant 12h et j'ai réalisé à quel point cela ne m'a demandé aucun effort, aucun courage, aucune force. Ma journée a été d'une normalité ahurissante, ce qui, j'espère, vous fera trembler de peur. Car oui, contrairement à ce que les pubs de tampons montrent, avoir ses règles est banale, normal, quotidien. La moitié de la population les a. Ainsi, vous qui nous voulez complexées, ignorantes de notre propre nature et silencieuses, vous qui nous voulez dans la précarité économique, subissez notre nature, notre rage et notre détermination. Je ne perdrai pas une seule seconde à débattre. Je ne demande pas la prise en charge des protections périodiques réutilisables (dans la mesure du possible) pour toutes les personnes menstruées. Je l'exige. Vous n'êtes pas d'accord ? Je tâche. Le sang coule et le sexisme tâche. LA RÉVOLUTION EST FÉMINISTE Photo : @madandwomen Merci à @eliz_za1 @lafloredumal , à @cdelastreet et l'équipe de @madandwomen , à @madmoizelledotcom et à @cyclique_fr pour m'avoir accompagnée aujourd'hui ❤️ Merci à vous pour tous vos partages et mots d'amour, et tout particulièrement à @28.jours et à mes bien aimées @clitrevolution ❤️ Ce n'est que le début ???? #monsangcoule #çatache #lesexismetache #paris #feminist #feminism #feministe

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Le questionnement autour de la précarité menstruelle n'est pas nouveau. Le festival Sang Rancune, premier du genre entièrement consacré à la thématique des règles, qui s'est déroulé en début d'année a abordé ce sujet qui nous concerne toutes. Malgré le fait que ce débat se soit installé dans la sphère publique, aucune mesure concrète n'a encore été prise dans ce sens en France, contrairement à ses voisins européens. En 2018, l'Ecosse est devenu le premier pays à rembourser les protections hygiéniques des femmes aux revenus limités. Il est grand temps que ça bouge !

Alors, selon vous cette action a-t-elle du s(ang)s ? 

Source : instagram irenevrose - Crédit : instagram irenevrose