Quel régime faut-il adopter pour être en bonne santé et sauver la planète ?

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Ce régime va peut-être permettre de sauver la planète. 

L'alimentation a un lourd impact sur l'écologie. L'élevage et l'agriculture sont facteurs de pollution, de déforestation, d'utilisation massive d'eau, de lourdes empreintes carbone, de productions importantes de gaz à effet de serre (20 à 30% de la production mondiale), de dépeuplement des océans, de décroissance de la biodiversité... Pourtant, on ne peut pas passer sa vie à jeûner et il faut bien manger. Durant 3 années, une commission, composée de 37 scientifiques, venus du monde entier, a tenté d'élaborer le régime parfait. Mais dans la composition de leur menu, ils n'ont pas négligé notre santé. Ils ont tenté de trouver un équilibre pour notre bien-être et celui de la planète. Rappelons que chaque année, environ 11 millions de personnes décèdent à cause d'une alimentation malsaine. Mis en place par l'ONG EAT et la revue scientifique The Lancet, le contenu de ce travail, produit par des experts de la santé publique, de l'agriculture, des sciences politiques et de la durabilité environnementale, a récemment été publié. 

Plus de fruits et moins de viandes 

Pour subvenir à ses besoins alimentaires, tout en limitant son impact environnemental, il faut donc consommer idéalement par jour pas plus de: 232g de graines, 300 g de légumes, 50g de tubercules, 200g de fruits, 250g de produits laitiers. Au niveau de son apport en protéines, il ressort clairement qu'il est important de limiter la consommation de viande: seulement 14g de viandes rouges, 29g de volailles, 13g d'oeufs, mais 50g d'haricots secs, lentilles et pois et 50g de noix ou de soja. En ce qui concerne la graisse, il est préférable de choisir des huiles insaturées (40g), plutôt que des huiles saturées (12g). Mauvaise nouvelle pour les gourmandes, la quantité de sucre ajouté est à limiter à 31g. 

Une vraie modification des habitudes alimentaires

Selon l'étude, à l'échelle mondiale, ce régime consisterait donc à doubler la consommation de noix, de fruits, de légumes et de légumineuses. Et d'un autre côté, réduire de 50% la production de viandes rouges et de sucres ajoutés. Bien évidemment, il est impossible que tout le monde se mette à se nourrir exactement de la même façon. Les chercheurs précisent bien que leur travail est une base et qu'il est possible de l'adapter en fonction des régions et des cultures. 

Toutes à vos balances !!

Source : the Lancet, EAT,  - Crédit : unsplash Brooke Lark