Scarlett Johansson a-t-elle raison de ne pas croire en la monogamie ?

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La monogamie est-elle obsolète, comme le pense Scarlett Johansson ?

Récemment séparée de son mari Romain Dauriac, Scarlett Johansson s'est confiée à la rédaction de Playboy au sujet du mariage et des relations exclusives

L'année 2017 ne commence pas fort pour Scarlett Johansson dont on a appris dans la presse la séparation d'avec son mari Romain Dauriac, avec qui elle s'était mariée en 2014. De nouveau célibataire, la belle a évoqué le mariage et la notion de fidélité dans les pages de Playboy : "Je pense que l'idée du mariage est très romantique. C'est une belle idée et en pratique, elle peut être magnifique" a-t-elle commencé. Pourtant, la jolie blonde a tempéré : "Je ne pense pas qu'il soit naturel d'être monogame. Je pourrais être crucifiée pour ça, mais je pense que c'est du travail. C'est beaucoup de travail. Et le fait que cela demande un tel travail pour tant de gens, pour tout le monde, prouve que ce n'est pas une chose naturelle et que cela va à l'encontre de nos instincts". Longtemps discutée voire réfutée, dans notre société actuelle, peut-on encore croire en la monogamie ou est-ce un concept finalement obsolète ?

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Scarlett Johansson et Romain Dauriac se sont rencontrés en 2012

Depuis quelques années, plusieurs modèles de "couples" sortent des placards : parmi eux, on retrouve notamment le polyamour ou bien le trouple. Des modèles qui - bien que montrés du doigt et souvent étiquetés comme "contre-nature" - mettent en lumière le même constat : la monogamie est-elle en danger ? Tout d'abord, nous nous retrouvons face à deux écoles. Celle qui met en doute le caractère naturel de la monogamie, à laquelle Scarlett Johansson semble donc s'être ralliée et celle qui juge le polyamour comme décadent. Si on met volontairement de côté la moralité (encore faudrait-il qu'elle ait une définition immuable), de nombreuses études scientifiques ont accrédité l'hypothèse que l'Homme ne serait pas "par nature" monogame.

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La richesse sexuelle n'a jamais été autant importante

En effet, il n'y a qu'à se référer à d'autres espèces pour se rendre compte que la monogamie est en réalité un phénomène peu répandu. On compte entre 3 à 5% de mammifères monogames contre 90% chez les oiseaux. Une chose est certaine, la "fidélité" à son partenaire est avant tout un moyen de palier à un manque de ressources environnementales et ne serait en aucun cas quelque chose d'inné. Ainsi, un mâle se verra "contraint" de n'avoir qu'une seule partenaire en cas d'absence de ressources suffisantes au sein de son espace pour satisfaire de multiples partenaires. De plus, on observe chez la majorité des espèces de singes proches de l'homme une propension à la polygamie.

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Les moeurs changent

Enfin, si la société occidentale prône depuis des siècles l'amour exclusif, sacralisé par le mariage et alimenté par les contes de fées (le fameux "prince charmant") et d'autres concepts clé comme "l'âme-sœur" ou "trouver sa moitié", ce qui reviendrait à penser qu'une seule et unique personne sur Terre serait capable de nous combler voire même de nous "compléter", la plupart des sociétés non européennes ne pratiquent pas la monogamie. A l'heure où la nouvelle génération semble remettre en question le modèle brandi par leurs parents, où d'autres formes d'amour sont expérimentées - et validées-, où l'épanouissement sexuel n'a jamais été aussi important et où la multiplication des expériences semble primer sur la recherche de "stabilité", peut-on affirmer que la monogamie est définitivement morte ? Scarlett Johansson l'a évoquée avec subtilité dans les colonnes de Playboy et nous sommes certaines que ce ne sera pas la dernière à défendre cette position.

Source : perezhilton.com/ scienceshumaines.com/ leplus.nouvelobs.com/ - Crédit : Giphy, Getty Images