Sneakers addict jusqu'au petit doigt de pied, elles se confient !

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En exclusivité pour meltyFashion, six sneakers addicts nous ouvrent les portes de leurs impressionnants placards à baskets et discutent avec nous goûts et couleurs

Yellow Kid, A child color, Runner Wally, Sneake Tibs... On n'aurait sans doute pas assez de nos vingt doigts (mains et pieds confondus) pour faire le recensement de nos chers sneakers addict mâles, français comme étrangers. S'il est vrai que la basket de 2k15 doit son existence aux premiers modèles de chaussures de sport pour homme, on tournera notre langue sept fois avant de pester que "le monde de la sneaker n'est fait que de machos" (les vraies feront le lien avec la récente Sole Sister Revolution new-yorkaise). Oui, les mordues de la basket existent et la portent tout aussi bien que n'importe lequel de ces bonhommes obnubilés par les scratchs et les lacets. Fini l'époque ou c'était que pour les garçons, la femme s'est appropriée la sneaker et sait résolument quoi en faire. La rédac' de meltyFashion a mené l'enquête : qui sont ces sneakers addict françaises ? Quelles sont leurs habitudes, leurs choix ? Quelles sont les marques qui règnent en maîtresses sur cette industrie addictive ? Autant de questions que nous avons posé aux blogueuses mode et sneakers addict Ugly Mely, Elodie In Paris, Alexandra, HLN, Koala Rayé et Azzed.

Sneakers addict jusqu'au petit doigt de pied, elles se confient ! - photo

Puisqu'il faut bien commencer par le B-A BA, nous avons confronté nos demoiselles en baskets à un choix cornélien : Nike ou adidas ? Et là, c'est un peu choisis ton camp. Amel explique se sentir plus proche d'adidas, qu'elle associe a des souvenirs d'enfance rattachés à sa famille, choix que soutient Audrey, qui salue les efforts de la marque allemande en ce qui concerne la relocalisation de leurs usines en Europe, tout en restant indécise : "Nike les jours pairs, et adidas les jours impairs ?". Alexandra déclare carrément que la question revient à "choisir entre les Rolling Stones et les Beatles", tandis que les autres se proclament pro-Nike, grâce à son histoire, sa notoriété, le confort et la multitude de modèles et de couleurs qu'elle propose. Mais ne vous méprenez pas. Si Nike et adidas sont cultissimes et président les collections de ces modeuses, tout une cargaison de sneakers de marques différentes se cachent dans leurs ombres. Être sneaker addict, c'est aller voir plus loin. Chiner ailleurs. Nous avons ensuite demandé à ces inconditionnelles de la basket le nombre de modèles qu'elles avaient en leur possession. Si Hélène et Élodie n'en comptent "qu"une vingtaine", Alexandra déclare "Les baskets, c'est comme pour l'âge. Passé un certain chiffre, je ne compte plus." Audrey et Constance atteignent les cinquante paires, nombre qu'explose Amel avec ses trois cent vingt paires de sneakers. "Je me dis que ça fait beaucoup trop pour deux pieds !", avoue la collectionneuse. Et puis, on a parlé budget.

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Encore une fois, nos six accros ne sont pas sur la même longueur d'onde. Élodie déclare avoir facilité à dépenser au minimum 100€ pour une paire de sneakers, tandis qu'Audrey peut monter jusqu'à à 300€, à condition que la-dite paire soit collector ou issue d'une édition limitée. Aussi addicts soient ces demoiselles de l'industrie de la sneaker, il n'en reste pas moins que certains modèles les révulsent. Amel nous expliquait avec horreur qu'elle trouvait la version femme des légendaires Nike Dunk Sky Hi tristement déstructurée alors qu'Audrey pointait du doigt le côté trop "bling bling" des Serafini. Les compensées et scratchs ? Très peu pour Alexandra et Élodie, dont le dégoût n'a d'égal que celui de Hélène pour les Nike Requin. Constance, Impitoyable, déclarait à propos de la Reebok Insta Pump Fury : "Je trouve sa forme hideuse. Certes on peut aimer son côté futuriste mais je préfère les modèles bien plus épurés comme la Nike Sock Dart." Et niveau coups de cœur alors, ça donne quoi ? Là encore, les différences sont bien marquées. Amel avoue tenir à ses paires de Nike Jordan 2 Vashtie, Jordan 3 Black cement et Air Trainer 1 Gold Digger comme à la prunelle de ses yeux, alors qu'Audrey ne lâcherait pour rien au monde sa Stan Smith x Colette inédite. Alexandra, membre de la team Sarenza, vénère toujours sa bonne vieille paire de Spring Court classic en cuir doré et Constance vient en renfort à Amel en proclamant sa paire de Nike Air Max 1 du Vachetta Pack irremplaçable.

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Après le cauchemar, le rêve. Quand on a demandé à Amel de nous décrire la sneaker idéale, celle-ci soulignait qu'elle devait avoir une jolie shape, des matériaux premium et un coloris classique facile à accorder, alors qu'Audrey la voit blanche et que Constance l'apprécie au mieux "simple et sans chichis" . À cette même question, Élodie et Hélène s'accordaient sur les "couleurs pétantes" qui ne passent pas inaperçues, et précisaient que le confort était primordial. Alexandra insistait quant à elle sur le fait que la basket parfaite devait gagner en charme au fil des années. Lancées dans la quête de l'idéal, on s'est mises à parler de la tenue de soirée parfaite. Et là, leurs violons se sont accordés. Toutes les six ont, à l'unanimité, voté pour la little black dress classique, à porter avec une paire d'adidas Stan Smith ou Superstar ou de Air Max sobres, avec une variante "pantalon sarouel façon tailleur" et "pantalon palazzoo 7/8ème" pour Hélène et Alexandra. Des réponses qui d'une part prouvent qu'il n'existe pas un seul type de sneakers féminines et d'autre part qu'il n'est pas inenvisageable de sortir sans the paire d'escarpins. Oui, la sneaker est la bienvenue lors de n'importe quel type d'événement hype, et s'associe à merveille à une tenue habillée pour un résultat plus que chic. Que les sceptiques en prennent de la graine.

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Si Amel, Audrey, Constance, Alexandra, Élodie et Hélène devaient se rencontrer au détour d'une rue, vous pouvez être sures qu'elles ne seraient pas chaussées de la même paire de sneakers. Au menu, il y aurait de la de Air Trainer I, de la Stan Consortium, de la Air Max all black, de la New Balance, de la Vans et de la Air Trainer III : Bien qu'Amel et Constance seraient sur la même longueur d'onde, l'ensemble serait plutôt très hétérogène. Mais si nos collectionneuses peuvent se vanter d'avoir en leur possession un grand nombre de leurs sneakers préférées, certains modèles les font encore rêver. La sneaker des rêves d'Amel ? La sold-out Air Force 180 Union : "j'ai toujours une alerte google et eBay pour la trouver à ma taille je ne perds pas espoir !". Alors qu'Audrey bave sur la Vans x Kenzo noire et blanche et la cherche toujours désespérément, Constance fantasme sur la Nike Air Yeezy II Platinium et Élodie sur les Nike Air Max liquid gold, qui ont déserté la planète sneakers depuis un bon moment. Alexandra, un peu futuriste et qui travaille chez Sarenza, déclare "Une sneaker auto nettoyante ? C'est toujours un crève-cœur la première trace de salissure sur tes nouvelles sneakers blanches toutes "pimpantes-juste-sorties-de-la-boite" !". Hélène, elle, sort du lot avec un rêve bien a elle : une édition limitée signée Chanel. La marque, comme d'autres enseignes haute couture, s'est d'ailleurs lancée dans la création de baskets très récemment (en 2014). Preuve que la mode a adoubé la sneaker...

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Quand on sait avec quelle aisance ces sneakers addict arrivent à concocter leurs tenues, on se doute bien que leur imagination déborde au moins autant que leurs placards à sneakers. Et justement : si deux marques de sneakers devaient collaborer demain ? Pour Amel, le top du top serait une sneaker hybride Filling Pieces x Nike, alors qu'Élodie et Constance seraient davantage curieuse de voir le fruit du mélange adidas x New Balance et Nike x Asics. Hélène préfère taper dans les classiques et annonce vouloir voir Nike x adidas voir le jour, n'en déplaise à Audrey qui affirmait catégoriquement : "Sincèrement, je n'ose même pas imaginer à quoi pourrait ressembler une paire de Converse avec une bulle d'air sous la semelle, donc je préfère ne même pas y penser". C'est à Alexandra, la nostalgique des années 90, que l'on décernera la palme de l'idée la plus originale : une collab' No Name x Spice Girls, really ? Amel et Constance concluaient avec deux petits big ups : un premier à la jeune marque de sneakers made in Amsterdam Filling Pieces et un deuxième à Christian Chavez (@xtianchavez), maître dans l'art des customs.

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En papotant avec ces passionnées de sneakers, plusieurs choses nous ont semblé évidentes : il n'existe pas de profil type de sneaker addict, ni d'ailleurs de sneaker type. Bien que cette passion pour la basket leur soit commune, chacune de ces six jeunes femmes la vit et la revendique à sa propre manière. Sans parler de leurs points communs et de leurs différences, ces collectionneuses, comme sûrement beaucoup d'autres, réussissent à faire de la basket, si longtemps associée à la gente masculine, le plus beau des accessoires féminins et chics. Size ? For Women, le nouveau corner de la boutique londonienne, prouve d'ailleurs que le message passe. C'est officiel : la basket s'est débarrassée des étiquettes qu'on lui avait collé et qui la qualifiaient de chaussure pour sportif et de gadget 100% masculin. Au delà de ça, la sneaker est devenue source d'inspiration aux jeunes femmes dynamiques et affirmées du vingt-et-unième siècle. Ambitieuses, rêveuses et surtout désireuses de voir cette industrie évoluer en leur faveur, ces jeunes femmes débordent d'idées révolutionnaires. Hélène déclarait : "Devenir égérie ? J'en rêve, pour toutes les filles en manque d'inspiration. J'ai tellement d'idées à partager, à montrer. Pouvoir montrer comment on porte aujourd'hui, en 2015, la sneaker. Laquelle, pourquoi, et surtout, avec quoi...". Une chose est sûre, c'est que la communauté féminine de sneakers addict dont Ugly Mely et ces cinq autres jeunes femmes font partie, n'est pas prête de se laisser marcher sur les pieds (et ça serait dommage, eux qui sont si bien chaussés.).