Sorry les meufs, mater du porno et Netflix n'est pas du tout écolo

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Ces plaisirs coupables qui vont vraiment devenir coupables...

Tu pensais que les conséquences d'une nuit de binge-watching en puissance ne pouvaient pas être pires qu'une mine froissée et des cernes mauves le lendemain (voire une vie sexuelle moins épanouie dans le pire des cas) ? On est désolées de péter l'ambiance mais ton petit guilty pleasure (que nous partageons tou.te.s, soyons claires) est en réalité plus coupable que tu ne pouvais l'imaginer. Selon un rapport du think thank français The Shift Project, la consommation de vidéos en ligne serait une véritable catastrophe écologique. D'après l'étude intitulée « Climat : l'insoutenable usage de la vidéo », ces activités numériques ont généré à elles seules 300 millions de tonnes de CO2 en 2018, soit « près de 1% des émissions mondiales » ou « une empreinte carbonée comparable aux émissions annuelles de l'Espagne » souligne le rapport. Bien, bien, bien...

Netflix ,chill,binge-watching
Traîner sur Netflix est une véritable catastrophe pour la planète

On connaissait le monstrueux coût écologique des envois de mails mais il semblerait que le visionnage de vidéos en ligne le soit tout autant. Pas étonnant lorsque l'on sait qu'elle représente 60% de l'ensemble des flux de données qui circulent sur Internet. Certains types de vidéos sont d'ailleurs particulièrement pointées du doigt par le think thank. Tout d'abord le binge-watching de contenus sur les plateformes de vidéos à la demande (oui oui on parle bien de Netflix, mais aussi d'Amazon Prime et consorts) qui totalisent 34% des contenus en ligne et qui génèrent autant de CO2 que des pays comme la Belgique ou le Chili. Même constat du côté des vidéos porno (surtout HD) qui représentent 27% des flux et qui ont été responsables de 80 millions de tonnes de CO2 en 2018.

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S'il semble difficile de renoncer au visionnage de vidéos en ligne, certaines solutions existent selon Shift Projet. Il faut d'abord revoir totalement sa consommation numérique en ne matant pas du contenu en ligne à outrance, mais plutôt en sélectionnant ce que l'on a réellement envie de regarder et ce qui nous semble vraiment utile. Une prise de conscience individuelle qui pourrait avoir un fort impact sur le collectif si celle-ci se démocratisait : « La réflexion concernant la régulation des contenus haineux en ligne montre qu'une discussion sérieuse est possible, lorsqu'est identifié un risque pour l'intégrité de la société. Or, à l'heure où l'on évoque un 'état d'urgence climatique', le risque sociétal lié aux contraintes est bel et bien avéré » alerte le rapport. Il va falloir donc faire pédale douce sur Netflix et Pornhub...

Source : Shoko - Crédit : Unsplash @Marvin Meyer, BBC