Tous ces combats (spécial règles) qu'il reste à gagner pour les femmes en 2019 

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Et il y en a encore un paquet ! 

A l'occasion de la journée mondiale de l'hygiène menstruelle, on a décidé de prendre le taureau par les cornes, et vous parler des combats menés contre les inégalités concernant un sujet très important chez les nanas : les règles et les protections hygiéniques au sens plus large. Si les avancées sont inégales selon les thèmes, les choses continuent de bouger et les actions entreprises par des super-nanas portent leur fruit ! Des véritables mouvements sur les réseaux sociaux aux instagrammeuses qui portent des messages clairs et efficaces, quelles sont les actions qu'ils restent à soutenir pour faire bouger les mentalités ?

1. Le tabou sur les règles

En 2018, une étude du très respecté British Medecine Journal a mis au grand jour ses analyses concernant les règles, et plus particulièrement le tabou qui entoure ce phénomène naturel touchant la moitié de la population sur Terre. Loin d'être idyllique, ces derniers ont démontré que les femmes des pays pauvres étaient les plus touchées, n'ayant pas accès aux informations essentielles et prenant des risques pour leur santé notamment via des systèmes D sur les protections utilisées, l'accès aux produits intimes étant très compliqué. Du côté de l'Occident, la libération de la parole est loin d'être acquise ! Les règles restent toujours un secret de polichinelle qu'on étale pas aux yeux de tous (le tampon caché dans la paume de ta main, toi-même tu sais), et que dire des petits noms qu'on donne pour éviter de prononcer le mot interdit, tel un personnage dans Harry Potter ? Une réelle exclusion combattue par des nanas qui veulent briser les tabous et tentent, par tous les moyens, de libérer la parole une bonne fois pour toutes ! Dans la réalité, où en est-on ?

Et en 2019 ?
  • Les réseaux sociaux pour faire bouger les choses

Qui n'a pas entendu parler de la nana d'Insta qui se badigeonne le visage de son propre sang pour briser le tabou des règles ou de la photo de l'influenceuse Shera, en pantalon blanc avec une tache au niveau de ses fesses, criant sa fierté d'avoir ses règles ? En 2019, le tabou résiste mais les réseaux sociaux tendent à devenir the place to be pour déconstruire l'image "négative" des menstruations et faire passer un message clair (et sans langue de bois), à l'heure de l'ultra connexion. Le chemin est long, mais les choses bougent !

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Comme je dis souvent, on dit qu’une image vaut mille mots, mais j’ai quand même envie de parler ???? ???????? Vous connaissez mon engagement au sujet des menstruations, de sa précarité et des tabous autour de ce sujet. Aujourd’hui en une photo j’ai décidé de briser tout les TABOUS ⛔️ autour de nos règles ???????????? ????C’est quelque chose que nous vivons ou avons toutes vécu chaque mois, qui est naturel, que nous ne choisissons pas. ♥️ Les règles peuvent nous rendre malade pendant plusieurs jours, sont parfois douloureuses, sont inconfortables, ont un COÛT que beaucoup négligent ???? Nous avons toutes déjà eu honte de tacher notre pantalon de cette jolie couleur rouge????, nous avons toutes déjà subit des réflexions débiles du style « Oh t’es relou t’as tes règles ou quoi? » ???? «  Ah beurk les règles c’est DEGUEU » ???????? Et bien je dis STOP ❌ ♥️????Je suis fière d’avoir mes règles, mes règles sont belles, sont naturels et marquent l’étape de fille à femme ou future mère selon les envies et c’est ce qui est aussi merveilleux ✨ ???????? Soyez fière d’avoir vos règles, aimez-vous et aimez vos menstruations ???? Photo par ma @head_shot_fr merci vraiment ♥️ Je vous aime !

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2. La taxe rose

Depuis 2014, l'expression "taxe rose" est sur toutes les langues. Issue d'un fait avéré et prouvé par de nombreux témoignages de nanas : les femmes payent plus chers des produits et services du quotidien (mixtes) que les messieurs ! Du simple rasoir aux paires de chaussettes, les taxes ne seront pas les mêmes sur certains produits, et le calcul est vite fait : une femme dépense plusieurs centaines d'euros de plus qu'un homme par an, pour la même chose ! Une situation qui se répercute aussi sur les protections hygiéniques (la taxe tampon), taxées à 20% jusqu'en décembre 2015, date à laquelle les députés ont ENFIN voté une réduction à 5.5% baissant ainsi le coût pour nos portefeuilles !

En en 2019 ?
  • Taxe à 0% et protections hygiéniques gratuites

Si les premiers résultats de l'enquête lancée par Bercy sur la taxe rose ne sont pas en faveur d'une réelle différence de prix entre les deux sexes, il existe heureusement des actions menées par des femmes pour le cas des protections hygiéniques autour de deux points importants : la baisse de la "taxe tampon" à 0% (contre les 5.5% votés en 2015) et la gratuité de ces dernières pour les plus démunies mais aussi dans les écoles. D'action numérique comme #Payetesrègles où les internautes étaient invitées à diffuser le coût de leurs règles, en passant par la pétition lancée pour la gratuité des protections hygiéniques, la route reste encore longue, mais de petites victoires ponctuent ce voyage : l'université de Lille distribue des protections gratuites aux étudiantes depuis début 2019, et ce n'est qu'un début !

Une étudiante porte 0 protection pour demander la gratuité de ces dernières
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RÉVOLUTION SE CONJUGUE AU FÉMININ Aujourd'hui, vendredi premier février 2019, mon sang a coulé dans Paris. Car il était temps de remettre les choses au clair : quoi que vous pensiez, nous avons le dernier mot. Nous avons le pouvoir de décision. Vous avez beau ne pas vouloir payer pour nos protections, vous avez beau trouver ma performance inutile, sale, ignoble, vous ne pourrez pas empêcher nos flux se libérer. Nous payons le prix de l'oppression, le prix de la mysoginie, le prix des inégalités, vous n'allez quand même pas croire que nous allons en plus payer pour foutre du chlore dans nos chattes pendant que vous continuez de stigmatiser et diaboliser notre sang, nos poils et notre merde. Aujourd'hui, j'ai laissé couler mon sang pendant 12h et j'ai réalisé à quel point cela ne m'a demandé aucun effort, aucun courage, aucune force. Ma journée a été d'une normalité ahurissante, ce qui, j'espère, vous fera trembler de peur. Car oui, contrairement à ce que les pubs de tampons montrent, avoir ses règles est banale, normal, quotidien. La moitié de la population les a. Ainsi, vous qui nous voulez complexées, ignorantes de notre propre nature et silencieuses, vous qui nous voulez dans la précarité économique, subissez notre nature, notre rage et notre détermination. Je ne perdrai pas une seule seconde à débattre. Je ne demande pas la prise en charge des protections périodiques réutilisables (dans la mesure du possible) pour toutes les personnes menstruées. Je l'exige. Vous n'êtes pas d'accord ? Je tâche. Le sang coule et le sexisme tâche. LA RÉVOLUTION EST FÉMINISTE Photo : @eliz_za1 Merci à @lafloredumal , à @cdelastreet et l'équipe de @madandwomen , à @madmoizelledotcom et à @cyclique_fr pour m'avoir accompagnée aujourd'hui ❤️ Merci à vous pour tous vos partages et mots d'amour, et tout particulièrement à @28.jours et à mes bien aimées @clitrevolution ❤️ Ce n'est que le début ???? #monsangcoule #çatache #lesexismetache #paris #feminist #feminism #feministe

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3. Un congé menstruel en France ?

L'Italie, le Japon, ou encore les Philippines, voici une partie des pays dans le Monde ayant voté un congé menstruel pour les femmes souffrant de leurs règles, aussi appelées dysménorrhée. Si l'idée fait doucement son chemin en France depuis 2017, cette réforme n'est pas (encore) à l'ordre du jour dans le code du travail, mais rien n'est figé pour toujours, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que le congé menstruel ? Dans cette loi, une femme est autorisée à prendre plusieurs jours de congés (payés ou non) pendant ses règles. Et vous, que pensez-vous de cette idée ?

Si tu veux en savoir plus sur le féminisme, les grandes figures féminines et l'égalité des sexes, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site what-the-fake, sur leur instagram : whatthefake_off et à les suivre sur Snapchat whatthefake_off.

Source : Shoko - Crédit : Geerte Verduijn / EyeEm,Getty