Vermibus transforme les pubs de mode, une nouvelle attaque contre les diktats ?

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Vermibus, street artiste, s'est armé de sa palette et de ses brosses pour dénoncer le phénomène de surconsommation alimenté par les publicités en tout genre mais plus particulièrement les publicités dédiées à la mode que l'on trouve partout dans les rues. Focus sur ce nouveau bad buzz mode

Cet artiste berlinois a décidé de mettre sa brosse et sa peinture au service d'un activisme de rue et dans toute l'Europe. L'artiste ne tague pas les vitrines de magasins de luxe comme Kidult mais s'attaque, avec une technique bien à lui, aux affiches de pub mode. Dans la même veine que le mouvement lancé par Ted Dave du "Buy Nothing Day", dont le principe était de ne rien acheter durant toute une journée, Vermibus cherche à réduire l'impact de la publicité de mode dans notre vie quotidienne. Ces affiches de mode auxquelles il "refait le portrait" sont d'ailleurs d'autant plus influentes lorsque Kate Moss ou Miranda Kerr les représentent. L'artiste attaque donc ces pubs de mode en brouillant les corps des mannequins. Sa technique ? Il utilise du dissolvant pour faire disparaître au fur et à mesure les différentes couches d'encre qui ont été utilisées pour l'affiche. Ensuite, à l'aide de brosses il dispatche cette encre en faisant des courbes. Le résultat est à la fois effrayant, troublant et créatif. Les corps et visages des mannequins ne sont plus que des courbes floues et brouillées qui ont l'air de s'évaporer. Une belle métaphore du produit de consommation qui est voué à être changé ou à disparaître.

Vermibus transforme les pubs de mode, une nouvelle attaque contre les diktats ? - photo
Vermibus transforme les pubs de mode, une nouvelle attaque contre les diktats ? - photo

Loin de s'associer à la mode donc comme l'artiste Andréa Saraiva avec les Galeries Lafayette, Vermibus dénonce avec son art. Cette technique d'évaporation des corps fait écho au fameux tableau de Munch, "Le Cri". A travers ces opérations de rue, l'artiste cherche à dénoncer notre surconsommation et à quel point la pub pour la mode a une influence quotidienne et presque naturelle sur nous. Vermibus reprend donc le "style de l'angoisse" crée par Munch avec "Le Cri" à la fin du 19ème pour le réinventer dans la société de consommation actuelle. Un art engagé autant contre les diktats de la mode que le trop d'importance laissé aux pubs de mode qui sont omniprésentes. Visitez le Tumblr de Vermibus avec une vidéo technique de son art de la street.

Source : konbini.com