Voilà la petite fortune que coûtent nos règles au cours de notre vie, cimer

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Avec ça, on se serait plutôt payées des vacances aux Maldives. 

En plus de nous embêter une fois par mois, de foutre le bordel dans notre transit et de nous fatiguer, nos règles nous coûtent cher. Genre vraiment cher. Selon une étude publiée par Le Monde le 2 juillet dernier, une femme au « flux moyen » dépenserait près de 3800 euros au cours de sa vie pour l'achat de ses protections hygiéniques, bien que ces chiffres fluctuent et peuvent s'élever jusqu'à 21 500 euros selon cette étude. Une somme qu'on aurait nettement préféré mettre dans un voyage au soleil...

Mais ce n'est pas tout ! En plus des tampons, serviettes, cups et autres culottes menstruelles, il faut aussi intégrer aux calculs les coûts des rendez-vous médicaux. Consultations qui varient selon les régions, allant de 26 euros en moyenne dans les grandes villes jusqu'à 49 balles à Paris pour voir un gynéco. Une femme menstruée doit également faire face à un tas de dépenses annexes, de la lingerie à la literie. Petit luxe qui monterait en moyenne à 100-150 euros par an...

D'ailleurs, on te propose de calculer à combien s'élèvent tes dépenses liées à tes règles, calculateur mis à disposition par la marque de lingerie menstruelle bio Elia. On te prévient : c'est assez hallucinant... D'autant que, pour couronner le tout, un marketing sexiste vise les femmes : c'est ce que dénonçait récemment la journaliste et autrice Fiona Schmidt dans un post Instagram. L'objet de sa colère ? Le prix des antidouleurs, vendus plus chers aux femmes.

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Être équipée d’un utérus coûte cher -pas uniquement moralement. Et avoir ses règles est un luxe pour de nombreuses femmmes, même depuis que la fameuse taxe tampon sur les protections périodiques est passée de 20% (comme les produits de luxe, donc) à 5,5% en 2016. Selon une étude du Monde publiée le 2 juillet 2019, avoir ses règles coûterait en moyenne 3800€ à une femme française au flux « moyen » qui utiliserait toute sa vie des protections classiques (serviettes et tampons). A ce montant déjà pas anodin devraient s’ajouter les visites annuelles de contrôle chez le/la gynéco, dont les coûts varient d’une région à l’autre : le reste à charge qui peut être payé par une mutuelle (jamais gratuite) est de 9€ pour une consultation au tarif conventionné, mais les dépassements d’honoraires sont la règle, sans mauvais jeu de mots, et les tarifs des gynécos atteignent 26€ en moyenne dans les grandes villes et 49€ à Paris. Sans compter la lingerie et les draps qui peuvent être abîmés par le sang des règles. Et sans compter, bien sûr, les antidouleurs pris par les chochottes qui souhaitent contourner la douleur inhérente à la condition féminine (rappel : « tu accoucheras dans la douleur », « faut souffrir pour être belle », « l’amour fait mal », etc. etc. etc.) Or certains médicaments antidouleur sont mal remboursés (15% pour le Spasfon), et la plupart pris en automédication donc pas remboursés du tout. C’est là que quelqu’un chez Nurofen, prenant exemple sur Bic qui inventa les stylos et les rasoirs pour femmes identiques à ceux conçus pour les êtres humains normaux mais plus chers, s’est dit : « HEY, Y A DU POGNON À SE FAIRE, LES GARS !!! » Et c’est ainsi qu’il inventa le NurofenFem (dont la boîte est rose, obvi) : l’antidouleur spécialement conçu pour les règles, dont le dosage d’ibuprofène et le nombre de cachets sont exactement les mêmes que dans le NurofenFlash, sauf que le NurofenFem coûte 1,11€ de plus. On nous prend vraiment pour des dindes (riches).

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Ces « antidouleurs pris par les chochottes qui souhaitent contourner la douleur inhérente à la condition féminine », comme elle le souligne avec ironie, en prenant l'exemple du NurofenFem, créé spécialement pour les femmes qui ont mal au ventre pendant leurs règles et qui coûte... 1, 11 euros plus cher qu'un NuroFenFlash, alors que « le dosage d'ibuprofène et le nombre de cachets sont exactement les mêmes » rappelle-t-elle.

Ce que l'on doit retenir ? « Etre équipée d'un utérus coûte cher », amer constat de la journaliste qui fait écho au mouvement #ÇaVaSaigner lancé l'été dernier pour dénoncer la précarité menstruelle.

Source : Shoko - Crédit : Pixabay