Voilà 5 choses à faire pour se sentir mieux pendant sa période prémenstruelle selon une experte

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Voilà comment éviter de se transformer en dragon.

La semaine de règles est pour bien des femmes un moment difficile de leur cycle menstruel mais contre toute attente, les menstruations ne sont pas le seul moment du mois où notre corps et notre psyché nous jouent des tours : la semaine avant les règles, aussi appelée période prémenstruelle peut elle aussi donner du fil à retordre aux femmes - et pas qu'elles.

Quelques jours avant que les règles ne surviennent, les taux d'hormones chutent brutalement dans le corps et entraînent avec eux une infinité de symptômes tous plus sympatoch' les uns que les autres : c'est ce que l'on appelle le syndrome prémenstruel. Maux de tête, ballonnements, bouffées de chaleur, irritabilité... avant même que les Anglais ne débarquent, nous voilà déjà en proie à des désagréments.

Dans cette période du cycle, que l'autrice de Kiffe ton cycle appelle « le tube de la vague » et qu'elle tente de cerner à l'occasion de la 2ème édition du sommet du cycle menstruel, notre tempérament change : on a tendance à voir les choses en noir. On porte un regard critique sur les choses, on se laisse submerger par des émotions négatives, on a l'impression que rien ne va.

Dans cette période difficile pour bien des femmes, est-il pourtant possible de sortir la tête de l'eau, de retrouver un état d'esprit plus positif, de se réconcilier avec soi-même ? L'experte en cycle menstruel Gaëlle Baldassari a livré à la rédaction de Shōko ses 5 astuces pour se sentir mieux pendant sa période prémenstruelle.

Poser ses limites avant

« La période prémenstruelle, c'est la zone révélatrice de tout ce qu'il se passe pendant le cycle. Ce n'est pas forcément une période dans laquelle on est plus sensible à quelque chose : on y a été sensible pendant tout le cycle mais elle se révèle à ce moment-là. C'est comme si on avait semé de la poussière tout au long de notre cycle et qu'on l'avait laissée parce qu'elle ne se voyait pas trop. Sauf que d'un seul coup, on commence à la regarder et on prend la mesure de toute la masse de poussière qui s'est accumulée. Elle est désagréable, elle nous fait tousser, on a envie de la dégager », nous explique Gaëlle Baldassari.

Seul hic : sortir de nos gonds, vouloir résoudre des problèmes, balancer nos quatre vérités, bref, dégager notre poussière durant la période prémenstruelle est une très mauvaise idée car nos émotions nous titillent, nous sommes à chaud.

Pour éviter cette situation, ce trop-plein de crispations dans la période prémenstruelle, Gaëlle Baldassari conseille plutôt de mettre les choses à plat lorsque nous sommes dans de meilleures dispositions - la semaine après ses règles, par exemple. « La meilleure période pour poser nos limites, c'est dans la période après nos règles, c'est un moment où on en est clairement capable. On pose le cadre : on dit ce qui va, ce qui ne va pas, on exprime ce que l'on tolère et ce que l'on refuse. Ainsi, on arrive sereinement dans la période prémenstruelle sans avoir semé de la culpabilité ou du stress au préalable. »

Communiquer avant d'entrer dans sa période tornade, voilà donc une première astuce pour mieux vivre sa période prémenstrelle !

Déléguer

Dans la période prémenstruelle, lorsque nos émotions viennent nous titiller et que l'on peut ressentir l'envie et le besoin de se recentrer sur nous-même, déléguer quelques petites choses du quotidien peut nous aider à mieux appréhender cette phase. Mais pour se faire, la communication au sein du foyer est primordiale : expliquer à notre conjoint·e que l'on passe par une phase compliquée qui nécessite que l'on prenne du temps pour nous, loin des tracas peut s'avérer bénéfique.

Par contre, l'exprimer durant la phase prémenstruelle n'est pas une bonne idée : mieux vaut s'y prendre à un moment où l'on se sent plus zen et sociable, au risque d'exploser et de formuler les choses d'une façon qui nuirait à la relation, nous explique Gaëlle Baldassari. Bien vivre sa période prémenstruelle, c'est aussi donc se reposer sur sa famille et ne pas prendre toute la charge mentale sur ses épaules.

Se chouchouter, se chouchouter, SE CHOUCHOUTER

Vivre sereinement sa période prémenstruelle passe aussi par le plaisir, selon notre experte en cycle féminin. Prendre un bain, aller au spa, manger des macarons Ladurée... quelle que soit la (ou les !) chose qui nous fait envie et plaisir, on succombe. « Moi, je conseille de faire un truc qui nous fait vraiment plaisir, mais sans sentiment de culpabilité. Si on prend un bain alors qu'on a des enfants, on va se dire qu'on devrait être en train de m'occuper d'eux. Non, on va à fond dans le kiff, cela permet d'améliorer notre vécu du syndrome prémenstruel. »

Pour ce qui est des petits plaisirs gustatifs, Gaëlle Baldassari précise : « Si on se fait plaisir en conscience, on va sûrement manger moins. Quand on mange machinalement un paquet de gâteaux devant notre ordi, c'est là que ça nous fait du mal, car on va en manger 10 sans même s'en rendre compte et on va induire un déséquilibre hormonal à cause de tout ces glucides qu'on aura ingérés. Faisons-le fait en conscience : on regarde le gâteau, on le sent, on prend plaisir à le manger et deux ou trois gâteaux suffiront à nous combler. »

S'habiller confortablement

En période prémenstruelle, les désagréments de type gonflements, ballonnements ou tensions peuvent déjà faire leur apparition : pourquoi donc s'obliger à porter des vêtements qui ne respectent pas les fluctuations de notre silhouette ? « Il peut y avoir des variations de +2kg ou 2,5kg pour certaines femmes en eau [en période prémenstruelle], c'est un volume important », explique notre experte. Ainsi, mettre un pantalon qui serre moins est un véritable acte de self-care qu'il ne faut pas négliger.

Aussi, Gaëlle Baldassari se désole du nombre de femmes qui ne prennent pas la peine d'adapter leur lingerie à la période de leur cycle : « C'est hallucinant le nombre de femmes qui ont un soutien-gorge trop petit en cette période-là ! Elles portent un soutien-gorge à leur taille du reste du cycle et, bien qu'elles gonflent avant leurs règles, elles ne pensent pas à le réajuster. Elles ne sont pas à l'aise, mais cela crée surtout des blocages hormonaux au niveau des différents glandes. » Vous l'aurez donc compris, privilégiez le confort pour mieux vivre cette période !

Créer

La phase prémenstruelle n'a pas que des inconvénients, Gaëlle Baldassari tient à le préciser ! Dans cette période où l'on a tendance à mettre le doigt sur les choses qui ne vont pas, on possède également une capacité créative accrue : c'est le moment de laisser libre cours à ses envies artistiques !

« Ce qui eut être intéressant, c'est de créer dans cette période-là. Écrire, dessiner, peindre - même si on ne sait pas peindre car on a cette capacité de création automatique. Pour celles qui ont besoin d'extérioriser, on peut aussi sortir avec un feutre rouge toute la colère que l'on a en nous, s'autoriser à la déposer dans quelque chose de créatif. Ça apaise énormément au niveau émotionnel car on laisse sortir nos émotions, plutôt que de les diriger contre quelqu'un. C'est un temps de soi à soi-même pour reconnaître ce qu'il y a à l'intérieur de nous. »

Pour mieux vivre son syndrome prémenstruel, voici donc 5 étapes à suivre selon notre experte en cycle. Mais finalement, s'il y a une chose que l'on peut retenir de ces précieux conseils, c'est de se tenir loin, très loin de toute source de stress : « La cause numéro 1 d'un syndrome prémenstruel désagréable, c'est le stress. Le stress est clairement multifactoriel : il est lié à notre alimentation, à l'environnement, à la pollution, à tout ce qu'on veut... », le voilà donc, notre ennemi n°1 !

Source : Shoko - Crédit : Terry Doyle,Getty Images