Zara et River Island blâmés pour des copies de petits créateurs

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Une histoire de coeur divise Tuesday Bassen et Zara

Zara et River Island accusés de plagiat par des artistes indépendants et preuve à l’appui, c’est le mauvais buzz du jour. Coïncidence ou mauvaise foi ? Les enseignes font l’autruche et la colère monte sur la Toile !

Quelle mauvaise surprise que de voir son travail plagié et commercialisé par une grande enseigne ! C’est la malheureuse histoire arrivée aux artistes indépendantes Tuesday Bassen et Olivia Mew, et ça se passe sur Instagram bien évidement. En effet, stupéfaites et en colère de voir leur travail copié par des enseignes populaires telles que Zara et River Island, les deux artistes ont partagé leur désarroi sur la Toile, preuves à l’appui. Tuesday Bassen, artiste basée à LA crée des pins et autres patchs thermocollants originaux. De même pour Olivia Mew à l’origine de Stay Home Club, collectif qui regroupe plusieurs artistes. Et tout comme Olivier Rousteing face à Zara, les artistes ont décidé d'agir. Excédée, l'une d'entre elles a posté sur Instagram des clichés montrant les créations originales à côté des répliques faites par les grandes enseignes, accompagné de la légende ‘’…Je suis soulagée que @TuesdayBrassen ait généré un tel flot d’attention aujourd’hui sur le fléau qu’est le plagiat commis par grandes enseignes envers les artistes sans leur accord. Dans son cas, @Zara a honteusement copié plusieurs de ses créations sans lui en donner le moindre crédit et lui a ri au nez lorsqu’elle a tenté de les combattre à travers des actions légales.’’

En effet, à la différence de Zara, Tuesday Bassen a tenté d’agir avec la justice, dépensant pas moins de 2000$ pour l’instant, en vain. Coïncidences répétées ou plagiat, la balance penche plus d’un côté que de l’autre cette fois à la vue du travail de Tuesday Bassen, reproduit à l’identique par Zara. Toujours est-il que Zara, dans une lettre adressée à l’avocat de l’artiste américaine, réfute toutes accusations. Dans un extrait sélectionné, l’enseigne espagnole déclare : "Nous réfutons ici les accusations pour des raisons similaires à celles invoquées précédemment : le manque de distinction des créations de votre cliente [Tuesday Bassen] rend difficile l’identification et association des signes comme étant ceux de Tuesday Bassen par la majeure partie de la population’’. Autrement dit, le manque de visibilité de Tuesday Bassen face à Zara et ses millions de clients joue en sa défaveur selon le groupe espagnol.

I've been pretty quiet about this, until now. Over the past year, @zara has been copying my artwork (thanks to all that have tipped me off--it's been a lot of you). I had my lawyer contact Zara and they literally said I have no base because I'm an indie artist and they're a major corporation and that not enough people even know about me for it to matter. I plan to further press charges, but even to have a lawyer get this LETTER has cost me $2k so far. 〰 It sucks and it's super disheartening to have to spend basically all of my money, just to defend what is legally mine. ⚡️ EDIT: Some of you are asking how you can help. Repost and tag them, on Twitter, on Insta, on Facebook. I don't want to have to burden any of you with the financial strain that comes with lawsuits.

Une photo publiée par Tuesday Bassen (@tuesdaybassen) le

I'm here! We made it to #sdcc and I'm sharing booth #5641 with @gemmacorrell ❤️

Une photo publiée par Tuesday Bassen (@tuesdaybassen) le

Les cas de ces deux artistes respectivement américaines et canadiennes s’ajoutent à la liste des petits créateurs en colère contre les géants du textile, qui n’hésitent pas à dénoncer leur mauvaise foi face à ces preuves tangibles. En effet, dans ce David contre Goliath des temps modernes, Tuesday Bassen et Olivia Mew peuvent compter sur l’assemblée d’artistes indépendants en colère contre les grandes enseignes à l’instar d’Adam J. Kurtz ou encore de la marque The Sea Retching, également victimes de Zara, River Island et même Topshop. S'il est courant et plus ou moins accepté que les grandes enseignes s’inspirent des créations de maisons de luxe et des tendances vues sur les podiums pour leurs collections, le plagiat pur et simple sans accréditer le travail d’artistes est intolérable. D’ailleurs, Tuesday Bassen a travaillé en collaboration avec adidas, Nike et Urban Outfitters par le passé.

You might have heard that @zara has been ripping off the work of many artists lately. Sad to say that they have copied our designs, too. (Even worse is that adding the heart is actually a pretty good idea... ????????) Unfortunately, this is not the first time our work has been stolen, nor will it be the last. There's also not much that independent artists can do to fight international, multi-billion-dollar corporations. This is why we want to send a super huge THANK YOU to all of you. Every time you buy something from our webshop or one of the amazing retailers who carry our line, you are directly supporting our art and giving us the ability to keep making fun Things™ for you. Props to @tuesdaybassen and all of the other people who are calling @zara out on this ridiculously blatant theft and infinite thanks to all of you for being amazing friends and fans of our Things™. xoxo, @jenadrion and @omarnoory aka @thesearethings

Une photo publiée par T H E S E A R E T H I N G S ® (@thesearethings) le

L’artiste ne compte pas perdre la bataille face à Zara. Espérons que l'issue soit aussi favorable que dans le cas Rihanna contre Topshop qui lui avait, pour rappel, volé son visage ! Quant à Olivia Mew, créatrice de Stay Home Club, elle n’a pas l’intention d’attaquer River Island en justice en raison des frais d’avocats trop élevés. Elle compte cependant sur la Toile et sa visibilité pour défendre son cas. Tout comme Tuesday Bassen, elle incite les usagers à reposter les créations plagiées et à tagguer le enseignes coupables, espérant faire la différence.

Crédit : Tuesday Bassen